27.09.2009

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Bonne visite !

07.06.2009

Les Kurdes de Bretagne et leurs amis ont crié "Non à l'extradition de Remzi et Faruk"

Les Kurdes de Bretagne ont défilé dans les rues de Rennes, pour protester contre les interpellations, par les autorités espagnoles à la demande de l’Etat turc, de deux membres du Congrès national du Kurdistan, Remzi Kartal et Eyyup Doru, citoyen rennais depuis 1998.

Réunis dans la toute nouvelle association "Amara, Maison du Peuple kurde" et avec l'appui d'organisations politiques, syndicales, d’associations et d'élus, ils se sont rassemblés place de la Mairie à Rennes, samedi 6 juin pour se rendre en cortège à la Préfecture de Région en vue de remettre une lettre à l'attention de Monsieur Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, attirant son attention sur la situation de MM. Kartal et Doru, placés sous la protection des conventions onusiennes et de la Belgique, pour M. Kartal, et de la France, pour M. Doru, ces deux pays ayant accordé à chacun le statut de réfugié.

Durant deux heures et tout le long d'un parcours de 2 km, plusieurs centaines d'hommes et de femmes (lançant leur youyou traditionnel) ont expliqué à la population rennaise les raisons de leur colère mais aussi leur détermination pour obtenir les droits culturels et politiques que la déclaration des droits de l'homme reconnaît à tout un chacun.

"Libérez Remzi, libérez Faruk", pouvait-on entendre, mais aussi : "Non à la guerre", ''nous ne sommes pas des terroristes", "Paix au Kurdistan".

"Il faut arrêter la spirale de la violence et il est temps de reconnaître aux Kurdes de Turquie leurs droits politiques et culturels, seul moyen de mettre un terme à un conflit qui dure depuis des décennies" dit en écho l'association "Amitiés kurdes de Bretagne" qui s'indigne de la vague d'arrestations sans précédent qui frappe, en Turquie, dans l'indifférence des chancelleries européennes, des centaines de cadres et d'élus locaux du parti pro kurde, le DTP (Parti pour une Société Démocratique), qui vient de remporter un succès sans conteste dans les provinces kurdes de Turquie.

"Amara, Maison du peuple kurde" s'indigne également de la vague d'arrestation de Kurdes à Paris, à Bordeaux et à Mulhouse et va, dès la semaine prochaine, entamer une grève de la faim pour dire au gouvernement français "Stop, vous vous trompez de cible".

A noter que la manifestation a eu le soutien de l'Association des Elus progressistes de Bretagne, de la CIMADE, du CRIDEV, d’Emgann-MGI , de la Fédération du Parti Communiste Français d’Ille-et-Vilaine, de la Fédération du Parti Socialiste d’Ille-et-Vilaine, du Festival de Cinéma de Douarnenez, de la FSU 35, de la LDH Rennes, de la Maison Internationale de Rennes, du Mouvement de la Paix, du MRAP Ille-et-Vilaine, du NPA 35, du Parti Breton, du SLB , de l'Union démocratique bretonne, de l'Union Départementale CGT 35 et des Verts de Rennes.

Les Amitiés kurdes de Bretagne remercient pour leurs interventions Edmond Hervé, sénateur d'Ille-et-Vilaine, ancien Maire de Rennes, Roselyne Lefrançois, députée européenne, adjointe au maire de Rennes, les députés Annick Le Loch, René Dosière et Philippe Tourtelier, Daniel Delaveau, Maire de Rennes, Christian Guyonvarc'h, vice président du Conseil régional de Bretagne, Didier Le Gac, Président du Groupe "Finistère à gauche, Finistère pour tous" du Conseil général du Finistère, Katja Krüger, conseillère municipale communiste de Rennes, Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du Parti Socialiste et Frédéric Bourcier, 1° secrétaire du PS d'Ille et Vilaine...


André Métayer

14.04.2009

Les droits fondamentaux en Turquie : la France est "attentive"

Un courrier avait été adressé, le 27 décembre 2008, à Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères du Gouvernement français et à Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, pour solliciter en substance leur signature au bas de la pétition en faveur de Leyna Zana.
Une rencontre avait eu lieu à Rennes, le 5 mars 2009, avec Eric Chevallier, Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères et Conseiller spécial du ministre Bernard Kouchner.

La réponse de Bernard Kouchner, datée du 8 avril, est une réponse très diplomatique, certes, mais non dénuée d'intérêt dont il faut retenir que le Ministre, accusant réception du courrier des Amitiés kurdes de Bretagne, ne veut faire aucun commentaire sur l'affaire en cours mais assure que "la problématique générale des droits de l'homme est un sujet régulièrement inscrit à l'agenda des rencontres entre autorités françaises et turques", ce dont nous ne manquerons pas de le lui rappeler.

Il souhaite, pour consolider la liberté d'expression, "la réforme de l'article 301 du code pénal turc", article sur les fondements duquel Leyla Zana a été condamnée pour "fait de propagande envers une organisation tout en n'en étant pas membre"

Il se félicite, par ailleurs "de la mesure symbolique mais très importante d'autoriser l'émission d'une chaine de télévision publique en langue kurde" (la TRT-6), ce qui nous autorise à penser que la France devrait s'opposer à la fermeture de ROJ TV, chaine de télévision émettant également en kurde depuis le Danemark et devrait se désolidariser des autorités turques dans leur entreprise de vouloir la faire interdire comme l'ont montré récemment les pressions exercées à l'occasion à la nomination du Premier Ministre danois à la tête de l'OTAN.

Bernard Kouchner nous assure que la France encourage la Turquie à poursuivre ses efforts pour garantir "les libertés individuelles et la protection des droits fondamentaux de tous les citoyens turcs, y compris ceux d'origine kurde" et demande plus de droits culturels, économiques et sociaux pour les Kurdes ; mais pourquoi passer sous silence les droits politiques qui, pour nous, relèvent des droits fondamentaux?

Bernard Kouchner nous assure que la France est "attentive", et tout est dans ce mot.

Nous aussi, nous serons très "attentifs" aux positions du gouvernement français, clairement affirmées ou tacites, touchant à "la défense des Droits humains" et à "la reconnaissance de droits culturels et politiques du peuple kurde" (art. 2 de nos statuts).



André Métayer
Amitiés kurdes de Bretagne

08.04.2009

Parcours de migrants

Carrefour 18 et Ty Blosne ne perdent pas le lien avec les migrants à travers quelques animations : spectacle, lectures, expositions, café citoyen... du 14 au 30 avril 2009.

ARCS, Mouvement de la Paix, l'âge de la tortue, Maison de l'Europe

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13.03.2009

"Hepsi Gerçek" (tout est vrai)

"L’Etat turc torture et viole", livre-témoignage d’Eren Keskin, avocate kurde, ex-présidente de l’association turque des droits de l’homme (IHD)

Le livre intitulé "Hepsi Gerçek" (tout est vrai) écrit par Eren Keskin, avocate kurde, est un réquisitoire sévère contre l’Etat turc accusé de faire de la torture, du harcèlement sexuel et du viol une arme pour humilier la victime, la forcer à avouer même les crimes qu’elle n’a pas commis, à dénoncer les personnes présentées comme des "terroristes", même celles appartenant à sa propre famille, et à collaborer aux actions de "basses œuvres" de la contre guérilla.

"Tout est vrai"

Rennes E. Keskin (6).jpgEren Keskin a osé parler sans tabous de choses que, par pudeur, les femmes n’osent aborder, même dans le cercle familial.

A Ahmet (nom d’emprunt), un ami kurde très proche qui avait fait venir à Rennes sa sœur en état de véritable détresse psychologique, après avoir purgée une peine de plusieurs années de détention, précédées d’un certains nombre d’arrestations, de gardes à vue et de harcèlements de toutes sortes, j’avais posé, naguère, la question : " ta sœur a-t-elle été violée ?" –"C’est une question que je n’ai jamais osé lui poser" m’avait répondu cet homme, père de famille, chef d’entreprise, ce frère protecteur qui l’a entourée de toute son affection et qui, avec l’équipe médicale de l’hôpital psychiatrique, lui a rendu la raison et la raison de vivre.

Cette question qu’Ahmet ne pouvait poser à sa sœur, Eren Keskin a osé l’exposer publiquement à Rennes, ce mardi 10 mars, devant un auditoire, se pressant dans une salle comble, composé d’une majorité d’hommes et de femmes kurdes dans un silence impressionnant. Le public français, présent également, était aussi sans voix tant il est, pour lui, inconcevable que de telles pratiques soient encore employées, mais il lui parait encore plus inconcevable qu’une femme, comme le relate Eren Keskin, libérée "faute de preuve" après avoir été violée pendant 66 jours dans les commissariats de Silopi, puisse renoncer à porter plainte au motif qu’elle "ne peut pas faire de la peine à son père" !

Eren Keskin a côtoyé de près la détresse morale de ces femmes lors d’un séjour en prison, en 1995, où elle purgeait une peine de 6 mois de détention pour avoir écrit le mot "KURDISTAN" dans l’un de ces discours qu’elle fut empêchée de prononcer devant le parlement français mais dont elle avait fait parvenir le texte.

Pour venir en aide à ces femmes, et en premier lieu, briser cette "omerta", fruit d’une civilisation féodale qui tolère mariages forcés, crimes d’honneur, harcèlements sexuels, viols de femmes mais aussi traitements discriminatoires et dégradants envers les homosexuels et les transsexuels, Eren Keskin, cette ancienne présidente de l’association turque des droits de l’homme (IHD, affiliée à l’organisation internationale F.I.D.H.) a fondé alors le “Bureau d’aide juridique contre les agressions sexuelles et viols en garde à vue” ; en dix ans c’est plus de 300 femmes qui ont été défendues gratuitement jusque devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Nous avons aussi évoqué avec Eren Keskin l’univers carcéral en Turquie, et ses tristement célèbres prisons de type F où croupit , depuis un an, Kadir, notre ami "kurde breton" injustement poursuivi pour des "crimes " qu’il n’a pas commis

Daniel Delaveau, maire de Rennes, a tenu à recevoir Eren Keskin, cette militante de la cause kurde depuis ses années de lycée, et à saluer celle qui obtint en 2004 le "Prix de la Paix d’Aix-la-Chapelle" pour son combat en faveur des droits humains, celle qui est régulièrement pris à partie dans les médias turcs et menacée de représailles, celle qui doit faire face à pas moins de 21 procédures judiciaires et qui doit écourter son séjour à Rennes, convoquée, aujourd’hui même, pour la énième fois, devant une des Cours de Justice d’Istanbul.

Dans son livre-témoignage de 500 pages, qui mériterait d’être édité en français (appel est lancé) Eren Keskin raconte, sans tabous, les faits, publie les plaintes déposées et, en fac-simile, les réponses reçues des autorités judiciaires et politiques ! Edifiant !

Rennes le 12 mars 2009

André Métayer
Photo Gaël Le Ny

03.03.2009

Rennes accueille Eren Keskin, avocate au barreau d’Istanbul, les 9 et 10 mars prochains

Le 8 mars, le monde entier célébrera la Journée internationale de la Femme. Diverses manifestations sont co-organisées par la Ville de Rennes, le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles. Dans ce cadre, les Amitiés kurdes de Bretagne, en partenariat avec la Maison Internationale de Rennes et avec le soutien de la Ville de Rennes, recevront les 9 et 10 mars prochains Madame Eren Keskin, avocate au barreau d’Istanbul.

Répondant à l’invitation de la Ville de Rennes, Eren Keskin, prix de la Paix d’Aix-la-Chapelle en 2004, viendra témoigner et échanger sur la lutte en faveur des droits des femmes et rencontrer ceux et celles qui sont à ses côtés pour lutter pour la reconnaissance de la dignité des femmes et de leurs droits.

A ce titre, elle sera reçue par Monsieur Daniel Delaveau, Maire de Rennes et Madame Jocelyne Bougeard, adjointe déléguée aux Droits de la Femme et rencontrera les associations de défense des droits des femmes. Elle inscrira ainsi sa visite dans le cours des manifestations organisées autour de la Journée internationale de la femme, organisées par la Ville de Rennes et le Centre d'Information et de Défense des Droits des Femmes et des Familles (CIDFF35).

Elle aura aussi l’opportunité de rencontrer et d’échanger avec les Kurdes de Rennes et notamment les femmes.

Elle tiendra une conférence publique le 10 Mars à 20h30 à la maison des associations, 6 cours des Alliés, sur le thème « femmes et liberté de pensée en Turquie ».

A travers cette personnalité, c’est le symbole de la lutte pour la dignité de la femme et pour ses droits que Rennes accueillera ces jours de mars.

CONTACTS

Deux points presse seront tenus le lundi 9 mars à 18h15 à la Maison Internationale de Rennes, 7 quai Chateaubriand et le mardi 10 mars à 11h30 au Centre Social des Champs Manceaux, Square Sarah Bernhardt, entre deux rencontres avec la communauté kurde de Rennes.

A ces deux points elle sera à la disposition de la presse écrite, orale et télévisuelle.

Pour plus de précisions prendre attache auprès de Jean-Claude Riou, Amitiés kurdes de Bretagne.
Tél : 0256320665, e-mail : jean_claude.riou@club-internet.fr

16.11.2008

Les AKB présentes au Marché du Monde et de la solidarité à Betton le 7 décembre

Les Amitiés kurdes de Bretagne seront présentes le dimanche 7 décembre 2008 au marché de Noël du Monde et de la solidarité organisé par l'association Betton Solidarité.

De 10 h à 18 h, salle des Fêtes - entrée 1 € (gratuit pour les moins de 5 ans).

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15.11.2008

Marché de la Solidarité 29 novembre 2008 de 10h à 18h à Brest

Marché de la Solidarité
29 novembre 2008 de 10h à 18h

Patronage Laïque du Pilier Rouge
2 rue Fleurus à BREST

Stand de vente d’artisanat kurde

L'association Göç-Der, dont le but est de venir en aide aux personnes déplacées, a ouvert à Hakkari un atelier de tissage de kilims. Rengin préserve un savoir-faire menacé par les déplacements de population et resocialise les femmes en leur permettant de gagner leur vie et celle de leurs familles dans la dignité d’un salaire modeste et d’un traitement respectueux.

"Il s'agit de réaliser des tapis de laine nouée, de grande qualité, avec des produits naturels comme la laine teintée uniquement avec des plantes de la région. Si les motifs sont traditionnels, leurs agencements racontent l'histoire et les souffrances de chaque tisseuse".

Les Amitiés kurdes de Bretagne vous présenteront la collection de kilims que leur a été confiée par l'atelier Rengin de Hakkari avec lequel elles entretiennent des relations de coopération.

Contact sur Brest : 06 69 48 86 63

 

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31.08.2008

Les Amitiés kurdes de Bretagne au festival de cinéma de Douarnenez

Le festival de cinéma de Douarnenez, véritable institution dans ce fief militant du sud finistérien, qui offre, depuis plus de 30 ans, une vitrine à tous les combats qui se déroulent, dans le monde, pour la liberté et le droit de revendiquer son identité, a consacré son édition 2008 au Liban, sujet ô combien difficile, douloureux, mais emblématique à bien des égards.

Dans cet esprit, il accueille, sur la place du festival, des associations amies comme France Palestine, Amnesty international, Réseau Education Sans frontières (RESF), ou le collectif rennais d'aide aux sans papiers, pour ne citer que celles–là.

Les Amitiés kurdes de Bretagne étaient aussi là et, en hissant au faîte du chapiteau  "Non à la guerre, paix au Kurdistan" ont rappelé aux Douarnenistes, aux festivaliers, aux touristes, encore nombreux en cette fin du mois d'août, la situation conflictuelle opposant la rébellion kurde à la Turquie qui bombarde chaque semaine les montagnes de la région autonome du Kurdistan irakien, au mépris des règles internationales mais avec le consentement tacite des Etats Unis et de l'Union européenne.

Peut-on s'étonner de cette mansuétude de la "gendarmerie" internationale qui se dit prête, par ailleurs, à défendre la petite Géorgie contre l'ogre russe qui, lui, dit venir voler au secours des Ossètes (et accessoirement des Abkhazes), au motif qu'ils sont victimes d'exactions géorgiennes ? Le monde des "grands" n'est pas à une contraction près : Il est politiquement correct de prôner la défense des droits de l'homme, à condition de ne pas déplaire à Pékin à qui le président de la République, par exemple, qui ne recevra pas le dalaï-lama mais qui a assisté à l'ouverture des jeux Olympiques, attribue (sans rire !) la médaille d'or pour l'organisation des jeux dont l'objectif est, d'après la charte olympique, de "contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur".

La Géorgie a sans doute le malheur de se trouver sur la route du pétrole caucasien, le Tibet, d'avoir le sous sol le plus riche de la planète, et les Kurdes d'être sur des territoires qui ont la maitrise de l'eau (le Tigre et l'Euphrate), sans oublier le pétrole de Kirkouk.

L'actualité est pourtant là pour montrer que la guerre n'est pas la solution pour résoudre les conflits : les Français pleurent leurs morts en Afghanistan, les Américains, en Irak, et les Turcs et les Kurdes pleurent les leurs, victimes d'une guerre dont on connaît depuis longtemps les termes d'un accord qui mettrait fin au cycle de la violence et qui assurerait à chacun ses droits fondamentaux.

C'est pourquoi, Les Amitiés kurdes de Bretagne, en dépit des menaces dont elles sont l'objet, continuent à dire, haut et fort, "Non à la guerre, Paix au Kurdistan".

 

André Métayer

Président des Amitiés kurdes de Bretagne

07.02.2008

ASSEMBLEE GENERALE DES AMITIES KURDES DE BRETAGNE

Lundi 18 Février à 20 h 30
 
A la Maison Internationale de Rennes
7, quai Chateaubriand (2°étage) salle Méditerranée

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