28.02.2007
Catalogue des kilims en stock
Le catalogue des kilims actuellement en stock est disponible. N'hésitez pas à prendre contact avec l'association pour plus de renseignements.
Possibilité de paiements échelonnés, bien entendu sans aucuns frais.
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15.12.2006
Le catalogue des kilims de Hakkari est téléchargeable !
Partie 1. Présentation des kilims normale/meilleure résolution
Partie 2. Catalogue des kilims normale/meilleure résolution
Partie 3. Bon de commande
21:25 Publié dans AKB Hakkari | Lien permanent | Envoyer cette note
25.10.2006
Nouvelle association : "Projet pour Hakkari"
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27.12.2005
Les Kurdes veulent la paix, les Bretons peuvent les aider
L'atelier de kilims Rengin
La délégation kurde de l'atelier de tissage de Hakkari ("Rengin"), en France, et notamment en Bretagne, depuis le 2 décembre, est rentrée au pays, comme prévu, le 22 décembre.
Le partenariat à long terme Bretagne/Hakkari envisagé depuis un certain temps a pris corps par cette tournée en Bretagne d'animations culturelles itinérantes présentant la région de Hakkari, ses traditions et ses productions artisanales.
A pied d'oeuvre à Rennes pour l'ouverture des marchés du monde, l'opération s'est superbement bien déroulée dans une ambiance très conviviale et s'est poursuivie les jours suivants, à la Maison des Métiers et de l'Artisanat d'Ille-et-Vilaine. Leur périple s'est poursuivi à Brest, au marché de la solidarité internationale et à la cinémathèque de Bretagne, sur le marché à Châteaulin, aux halles de Douarnenez, au marché de Noël de Poullan, pour se terminer à Paris, au café-restaurant-librairie-galerie d'exposition "la Passerelle" et au Centre Culturel kurde Ahmet Kaya.
Chaque lieu a fait l'objet de réceptions, de contacts, d'exposition, de démonstration de tissage et de ventes de kilims : le pari a été tenu et gagné : les tisseuses, en costume traditionnel, avec leur métier à tisser et leurs tapis dont la qualité a été reconnue, ont fait "un tabac".
Le Maire de Hakkari
M. Metin Tekce, Maire de Hakkari, invité de collectivités locales et des Amitiés kurdes de Bretagne, a donné trois conférences, à Rennes, à Brest et à Douarnenez, sur le thème : "les Kurdes veulent la paix, les Européens ont un rôle à jouer", et a été successivement reçu par Edmond Hervé, Maire de Rennes et Président de Rennes Métropole, Christian Guyonvarc'h, Vice-Président du Conseil Régional de Bretagne, Joseph Aubin, représentant le Conseil Economique et Social Régional, Yolande Boyer, Sénatrice-Maire de Châteaulin, François Cuillandre, Maire de Brest et Président de Brest Métropole Océane, le Conseil municipal de Douarnenez et Emmanuel Morucci, Président de la Maison de l'Europe de Brest qui a remis au maire de Hakkari la bannière étoilée de l'Union européenne afin qu'elle flotte au fronton de sa mairie.
A chaque occasion, Metin Tekce a présenté sa ville, avec beaucoup de conviction, et défendu, de façon convaincante, son projet de centre de santé et d'éducation en direction des femmes et des enfants. Le Conseil régional de Bretagne a fait savoir que ce projet répondait à l'un des principaux critères de sélection des projets d'aide au développement et de solidarité internationale, à savoir la promotion sociale et civique des femmes. Les collectivités locales, des fondations vont être sollicitées pour soutenir ce projet dont l'importance stratégique dans un dispositif de paix n'échappe à personne, et des contacts seront pris avec la Commission Nationale de la Coopération Décentralisée du Ministère français des Affaires étrangères.
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26.12.2005
Visite des tisseuses de Hakkari - Déroulé
Rennes
- aux Marchés du Monde (Maison Internationale de Rennes) dimanche 4 décembre 2005. La Délégation rennaise Kurdistan (DRK) y a tenu, comme chaque année, un stand pour faire connaître ses activités en faveur de la défense des droit culturels et politiques des Kurdes.
- à la Chambre des Métiers du lundi 5 au jeudi 8 décembre.
Brest, avec "Rien sans elles", du 9 au 13 décembre.
Châteaulin, sur la place du marché, 15 décembre.
Douarnenez, Halles, salle des fêtes, du 16 au 18 décembre.
Paris 11ème
- Café–resto–librairie la Passerelle, 20 décembre
- Centre culturel Mehmet Kaya, 21 et 22 décembre.
23:05 Publié dans AKB Hakkari | Lien permanent | Envoyer cette note
24.12.2005
Soutien des Bretons aux Kurdes
MURAT AKTAS - ANF Paris (24.12.2005)
Traduction par N. Özdemir - SOURCE
Les invités des Amitiés Kurdes de Bretagne en France : le maire d'Hakkari, Metin Tekce, ainsi que le groupe "les tisseuses", sont retournés au Kurdistan après avoir bouclé un programme comprenant plusieurs activités. Ils ont, ainsi, participé, tout en faisant découvrir Hakkari, à une série de conférences nommées "Les Kurdes veulent la paix et les Européens ont un rôle à jouer". De plus, ils ont obtenu une promesse verbale de soutien concernant le projet du centre de santé pour femmes et enfants.
Invités en France le 2 décembre par la délégation, la région de Bretagne a offert un accueil chaleureux au groupe de l'atelier Rengin Dokuma d'Hakkari ainsi qu'au maire. Suite au séjour de la délégation française à Hakkari lors de la célébration du Newroz, est né un partenariat Hakkari Bretagne dont le but est un échange réciproque entre deux régions à travers l'organisation d'activités culturelles et artistiques. Cette relation a débuté d'un point de vue pratique avec le séjour de 3 semaines du groupe "hakkarien". Leur venue en Bretagne, avec le but de faire connaître les traditions et les produits artisanaux d'Hakkari a, posé les fondations d'une longue relation.
UNE FORTE ATTENTION AU GROUPE
Ils ont fait découvrir les costumes traditionnels et les produits artisanaux d'Hakkari au marché du monde à Rennes, à la maison des métiers et des arts d'Ile et Vilaine, puis au marché international de Brest et à la cinémathèque de Bretagne, ensuite à Châteaulin, à Douarnenez et dans plusieurs centres de commerciaux, culturels et artisanaux des alentours. Lors de la première semaine de son séjour, le maire d'Hakkari, Metin Tekce, a participé à une série de conférences tenues à Rennes, Brest et Douarnenez nommées "Nous voulons une paix culturelle et les Européens ont un rôle à jouer".
Tekce a été reçu par le maire de Rennes Edmond Hervé, le président adjoint du Conseil Régional de Bretagne, Christian Guyonvarch', le représentant du Conseil Régional Economique et Social, Joseph Aubin, la sénatrice maire de Châteaulin, Yolande Boyer, le maire de Brest, François Cuillandre, le Conseil de Douarnenez ainsi que par beaucoup d'autres représentants de l'administration.
LE SOUTIEN QUANT AU CENTRE DE SANTE POUR FEMMES ET ENFANTS
Tout en faisant connaître Hakkari, le maire Metin Tekce a présenté son projet du centre de santé pour femmes et enfants auquel il accorde une importance particulière. Le représentant de conseil régional de Bretagne a souligné que le projet venant d'Hakkari comporte les critères des projets jugés prioritaires aux aides et soutiens internationaux accordés aux projets concernant les femmes et les enfants. Les représentants du Conseil ont été rassurants en précisant qu'ils feront le nécessaire auprès du ministère des affaires étrangères pour que le projet aboutisse.
Le groupe "hakkarien" de l'atelier Rengin Dokuma a terminé son séjour par une visite au centre culturel kurde d'Ahmet Kaya avant de rentrer au Kurdistan. André Métayer, le président initiateur de l'amitié kurde de Bretagne et le coordinateur du partenariat Bretagne/Hakkari, nous a fait savoir que le travail du groupe - les conférences "Les Kurdes veulent la paix et les Bretons peuvent les aider", les visites et les activités -, ont été une réussite totale : "de plus, a-t-il ajouté, le pari a été gagné, les tisseuses avec leur costumes traditionnels et leur savoir-faire artisanal ont joué un rôle important dans la vente des kilims, cela a été une grande réussite". André Métayer nous a fait savoir également que la délégation pense aller à Hakkari l'année prochaine pour la célébration du Newroz et la poursuite son travail dans ce sens.
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30.11.2005
Localisation de Hakkari

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Mairie de Hakkari - La question de la scolarisation
Notre ville, Hakkari, a accueilli, dans les années 90, comme les autres villes de notre pays, des habitants des villages voisins, déplacés de force. Ces habitants, obligés de quitter leur village, se sont installés au centre ville de Hakkari pour partie, dans les autres districts de notre Province (Hakkari) pour une autre partie, alors qu’une troisième partie se dirigeait, pour survivre, vers les métropoles turques.
Selon les statistiques officielles, Hakkari, ville–centre qui comptait 30.407 habitants en 1990, a dépassé le chiffre de 58.145 habitants en 2000, ce qui permet de comprendre les difficultés évidentes des pouvoirs locaux face à cet afflux de personnes déplacées particulièrement démunies, privées d’un minimum vital, et survivant dans des conditions déplorables.
Les problèmes économiques, sociaux, culturels et sanitaires que génère cette situation ne sont pas encore résolus. L’une des difficultés majeures rencontrées par ces personnes déplacées est celle de la scolarité, qui nécessite une continuité. Les familles, en Turquie, doivent, pour envoyer leurs enfants à l’école, disposer d’un certain niveau de ressources et dans notre province nombreuses sont les familles qui n’arrivent pas à envoyer leurs enfants à l’école. C’est encore plus vrai chez les familles déplacées venant des villages de Hakkari.
La scolarité a besoin d’un financement durable. Ainsi un écolier ou une écolière qui entre à l’école primaire doit payer, chaque année, ses frais d’inscription, ses fournitures scolaires et son uniforme. La situation est encore plus difficile pour les familles dont les enfants sont inscrits aux cours d’enseignement supérieur qui, de plus, se déroulent en dehors de la province. A titre d’exemples :
- Les frais d’inscription pour un élève d’école primaire s’élèvent à 68 ytl (50 euros) ;
- Les frais d’inscription pour un étudiant à l’Université varient de 147 à 458 ytl (100 à 300 euros).
- Un étudiant doit compter au minimum 250 ytl (170 euros) de frais mensuels.
Il est très important pour notre province de venir en aide aux familles qui, compte tenu de la situation politique, ont été déplacées et ne possèdent pas les ressources économiques suffisantes pour envoyer leurs enfants à l’école. Nous souhaitons pouvoir compter sur l’aide humanitaire de nos amis qui s’intéressent à la situation des enfants des familles déplacées dans notre province de Hakkari.
Metin TEKCE
Maire de Hakkari
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Mairie de Hakkari - Le Centre de Santé et d'Education
Objectifs
Les problèmes économiques de notre région n’ont pas permis la création, dans notre ville, d’un centre de santé et d’éducation dont les objectifs sont de répondre aux besoins sanitaires et éducatifs de base des femmes de la région, dont le niveau d’éducation est très bas.
Nous prévoyons de créer un tel centre dans le but de répondre, en planifiant et en développant des programmes sanitaires, sociaux et éducatifs, aux besoins des femmes de notre ville, mais aussi à ceux des femmes qui se sont trouvées dans l’obligation de fuir leur village pour venir se réfugier à Hakkari.
Nos compatriotes exilées, embourbées dans une situation cumulant les handicaps d’une vie à la fois rurale et urbaine, se trouvent, de ce fait, aux prises avec des problèmes psychologiques graves, avec des dépressions pouvant aller jusqu’au suicide, comme l’a relaté d’ailleurs la presse en citant plusieurs cas. De plus certaines se trouvent confrontées à des problèmes de soins gynécologiques et obstétricaux.
Si ce centre a pour but de trouver des solutions à différents problèmes, comme ceux cités ci-dessus, il veut aussi venir en aide aux femmes dans la vie courante. Ainsi nous souhaitons valoriser les savoir-faire que ces femmes exilées ont importés de leur village, touchant à des métiers manuels traditionnels, et inclure leur production dans l’économie locale. Notre projet prévoit d’employer, chaque mois, 30 femmes, sur un total de 430, qui pourront, ainsi, par leur travail, retrouver confiance en elles, se tenir debout, avoir des idées indépendantes qu’elles pourront mettre en pratique librement et enfin subvenir aux besoins de leur famille.
Les activités du Centre de Santé et d'Education
Les activités sanitaires
Le centre de santé, animé par un personnel qualifié, prévoit d’apporter des soins quotidiens à un groupe de femmes, entre 16 et 20, victimes de déportation.
Les activités éducatives
- Education sanitaire : planning familial, consultations pré et post-natales, soins et santé de l’enfant, ménopause.
- Cours d’Informatique : programmés sur trois mois, ils pourront accueillir 40 personnes, soit 160 formations par an.
- Cours Préparatoire à l’Université : Il est prévu de donner des cours (mathématiques, chimie, physique et turc) à 40 élèves par an.
- Formation aux métiers manuels : atelier "Culture, Environnement, Soutien aux Femmes" de la Ville de Hakkari. On peut présenter les résultats attendus de cet atelier de la manière suivante :
-
- Faire en sorte que les femmes qui ont quitté leur village et qui sont douées manuellement (notamment kilim, tapis, sacoche, sac, chaussette en laine) puissent transformer leur savoir-faire en produits artisanaux ;
- Créer les conditions pour l’embauche, dans ces ateliers, de 30 femmes, à temps plein, apportant leur participation financière au budget familial ;
- Créer les conditions pour l’insertion de la femme dans un statut social et pour qu’elle apprenne à lutter dans sa vie ;
- Apprendre les métiers manuels traditionnels à des nouvelles candidates et transmettre cette culture du kilim (tapis tissés) à la nouvelle génération ;
- Faire fabriquer d’une façon très originale les kilims, rares et très célèbres, de la ville de Hakkari et de la région ;
- Produire également tapis, sacoches, sacs, et chaussettes en laine "faits main" ;
- Apprendre à coudre les vêtements traditionnels de la région et faire en sorte que cette culture soit transmise à la nouvelle génération ;
- Editer un ouvrage (livre et support audio-visuel) sur la fabrication la teinture à base de racines de la région de Hakkari ;
- Organiser des expositions des productions (chaussons, chaussettes, foulards) fabriquées par les femmes.
-
Pourquoi les femmes?
Les problèmes vécus par les femmes, dans notre pays comme dans le reste du Monde, sont parmi les problèmes les plus importants et on peut imaginer la gravité des difficultés dans lesquelles se trouvent les femmes de notre région, où les comportements féodaux existent toujours. Plus grandes encore sont les difficultés des femmes déportées des villages qui portent les traces du féodalisme. Le système éducatif handicape ces femmes, celles de la ville comme celles qui viennent des villages, ces dernières ne parlant pour la plupart pas le turc, ce qui en soi est le commencement d’un problème. La femme qui est exposée au féodalisme et qui, en outre, ne parle pas le turc, ne peut pas expliquer ses problèmes et ne veut donc pas se présenter dans un centre d’Etat (où il y a d’ailleurs très peu de services rendus). 
Ces problèmes de langue ajoutés aux craintes de donner des détails sur sa santé font qu’elle cache ses problèmes gynécologiques. Les problèmes de santé de la population féminine sont donc, dans notre région, plus préoccupants que ceux de la population masculine. Les femmes de notre région, particulièrement celles qui se sont trouvées dans l’obligation de fuir leur village, ne sont pas suffisamment informées sur les sujets les intéressant au premier chef (comme la grossesse, l’accouchement, les soins pré et post-nataux, la ménopause) et n’ont pas non plus, malheureusement, de connaissances pédiatriques (santé, psychologie, éducation, l’équilibre chez l’enfant...). Il y a donc un grand besoin de formation et d’information sur tous ces sujets.
La femme est l’élément le plus important de la famille et peut transmettre facilement à autrui ses connaissances. C’est pourquoi l’éducation donnée aux femmes est l’éducation de toute la société. Notre but est d’alléger leur charge sur le plan de la santé en leur apportant les premiers soins et, en cas de nécessité, en les conduisant dans un centre de santé dans des bonnes conditions.
Nous avons pour objectifs d’intervenir dans les villages et les quartiers de Hakkari durant les campagnes de santé et de donner des informations nécessaires aux femmes sur les problèmes de santé ainsi que le planning familial. Nos projets seront conduits par le personnel du Centre de Santé et d’Education qui fournira également le matériel. Il est prévu de planifier des formations spécifiques pour les femmes (la grossesse, l’accouchement et son suivi, les soins pré et post-nataux, les moyens contraceptifs, l’éducation sanitaire et les soins pédiatriques, la ménopause, la violence conjugale, les relations familiales...). Bien entendu, ces formations seront données par un personnel qualifié, ayant les connaissances requises selon les thèmes abordés.
Ce projet sera réalisé selon nos moyens, prévu pour une longue durée et destiné à un large public. Sa réalisation permettra aux femmes de trouver la force et le courage nécessaires pour régler leurs problèmes familiaux. L’élévation de leur niveau d’éducation et le développement de leurs capacités permettront aux femmes d’avoir plus facilement le droit à la parole et de trouver leur place au sein des pouvoirs locaux.
Metin TEKCE
Maire de Hakkari
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Les ateliers de kilims kurdes en Bretagne avec les tisseuses de Hakkari
La Délégation Rennaise Kurdistan (DRK), qui se rend chaque année au Kurdistan à l’occasion du Newroz, fête traditionnelle kurde, s’est déplacée en 2005 dans la région de Hakkari, particulièrement déshéritée, afin d’étudier sur place les possibilités de coopération dans le cadre du projet "Rengin".
Hakkari
La province de Hakkari est une région montagneuse située à l’extrême sud-est de la Turquie, frontalière des régions kurdes d’Iran et d’Irak, dont le chef-lieu - Hakkari - se situe dans une haute vallée, à 1 700 mètres d’altitude. La situation politique, extrêmement tendue, crée un sentiment d’angoisse dans la population et ralentit l’activité économique.
Göç-Der
Association d’aide aux populations déplacées et en exil intérieur
L’association Göç-Der a pour but de venir en aide aux personnes déplacées à la suite des opérations militaires. Elle est présente à Hakkari, où de nombreux habitants vivent dans les bidonvilles depuis 1993, chassés des 86 villages de la région qui furent incendiés par l’armée turque.
Göç-Der anime un atelier de kilims, "Rengin" qui emploie des femmes victimes collatérales ou directes de la guerre, en provenance des villages détruits. L’objectif de cette initiative, qui présente les caractéristiques d’un développement durable et équitable, constitue une exception dans cette région où la misère produit essentiellement de l’assistanat. Rengin préserve un savoir-faire menacé par les déplacements de population, et resocialise les victimes en leur permettant d’effectuer une thérapie au travers du kilim. "Il s’agit, dit Sarya, la responsable des femmes, de réaliser des tapis de laine nouée, de grande qualité, avec des produits naturels comme la laine teintée uniquement avec des plantes de la région. Si les motifs sont traditionnels, leurs agencements racontent l’histoire et les souffrances de chaque tisseuse."
Rengin fournit une activité économique et renforce la communauté sociale locale, deux conditions sans lesquelles il ne peut y avoir aucune solution à la question kurde.
Les tisseuses de Hakkari feront la démonstration de leur art et de leur technique sur leur métier à tisser, parleront de leur pays, de la guerre, de leurs angoisses, mais aussi de leurs espoirs et de leur soif de vivre et de rire.
Le public pourra acheter des tapis ou passer des commandes.
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