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26.04.2006
Manifeste "Droit de cité en danger"
Le manifeste "Droit de cité en danger" est publié sur le site du journal Ouest-France.
00:23 Publié dans AKB Reconduites à la frontière | Lien permanent | Envoyer cette note
25.04.2006
Uni(e)s contre une immigration jetable

Uni(e)s contre une immigration jetable, 450 organisations dénoncent le projet de loi CESEDA
Le gouvernement s'apprête à réformer en profondeur le Code de l'Entrée et du Séjour des Étrangers et du Droit d'Asile (CESEDA).
Ce projet de loi, sous couvert de promouvoir "une immigration choisie" et de mettre un terme à "une immigration subie" liquide les droits fondamentaux des étrangers!
Solidaires 35, Confédération paysanne 35, Syndicat des Avocats de France, Alternative Libertaire, LCR, PCF, UDB, les Verts, près d'un millier de personnes, parmi lesquels les adhérents des Amitiés kurdes de Bretagne, ont défilé à Rennes, comme dans un certain nombre de villes de France, pour protester contre le projet de loi visant à restreindre le droit d'asile et à rendre plus difficile encore le séjour des étrangers en France.SAMEDI 13 mai 2006 à 15 heures
À PARIS, PLACE DE LA REPUBLIQUE
23:55 Publié dans AKB Reconduites à la frontière | Lien permanent | Envoyer cette note
24.04.2006
Le Kurdistan sera-t-il, avant la fin de ce siècle, indépendant ?
Surprenante cette déclaration ? Non, au regard de l'histoire du peuple kurde qui a su traverser les âges en conservant sa propre langue et sa culture, sans jamais être assimilé par les peuples dominateurs. Il n'est donc pas étonnant que les tentatives de turquisation d'Atatürk et d'arabisation de Saddam Hussein aient échoué quant il s'agit des Kurdes.
Dans le chaos irakien d'aujourd'hui, le Kurdistan autonome d'Irak fait preuve d'exemplarité, géré depuis plus d'une décennie par les deux chefs de guerre kurdes, parfois alliés, parfois rivaux, qui se sont unis au point de devenir, l'un, Jalal Talabani, premier Président kurde de l'histoire moderne de l'Irak, réélu samedi dernier, 22 avril, pour un mandat de quatre ans, l'autre, Massoud Barzani, Président du Kurdistan autonome depuis 2005.
Le pétrole de Kirkouk dope le moral des Kurdes mais fait froncer les sourcils de toutes les puissances régionales, à commencer par la Turquie, alliée des Américains, qui frappe à la porte de l'Union européenne.
La situation est complexe au moment où l'Iran du président islamiste Ahmadinejad durcit son discours antisioniste et s'invite à la table du club très fermé des puissances nucléaires. Les risques d'un conflit majeur existent et les 10 millions de Kurdes iraniens, persécutés, humiliés par les régimes iraniens successifs, ne resteront pas sans réagir. Ahmadinejad qui le sait a d'ailleurs fait pilonner des positions de rebelles kurdes iraniens dans les montagnes du nord de l'Irak, révèle une dépêche de Reuters publiée dans Libération du 21 avril, qui ajoute que "selon des experts militaires, le PJAK(2) est une ramification iranienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en lutte dans le sud-est de la Turquie contre le pouvoir d'Ankara".
La Turquie doit trouver, pour garder (ou gagner) son leadership régional et conserver ses chances d'être admise au sein de l'Union européenne, une solution politique à la question kurde. Et, de ce point de vue, les nouvelles sont plutôt inquiétantes : le gouvernement turc a soumis au Parlement un projet de loi qui durcit la loi antiterroriste, ciblant les manifestants mais aussi les maires ! ; un procureur turc qui avait mis en cause un haut responsable de l'armée dans le cadre de l'attentat anti-kurde de Semdinli a été radié, rapporte l'agence de presse Anatolie ; Amnesty International demande que toute lumière soit faite sur les violations des droits humains qui se seraient produites dans le cadre des manifestations qui secouèrent le sud-est du pays, avec des répercutions sporadiques jusqu'à Istanbul. La presse nationale et internationale s'émeut des attentats, attribués au PKK, qui se multiplient dans l'ouest de la Turquie, suspectée, par ailleurs, de préparer une intervention en Irak : la presse turque a fait état de l'envoi de renforts de 10.000 militaires déployés le long des frontières communes avec l'Iran et l'Irak, portant les effectifs à 50.000 hommes, voire 150.000 selon certaines sources.
Chacun convient, avec Claudia Roth, leader des Verts allemands, "qu'il n'y a pas d'autre alternative que de faire taire les armes". Mais avec qui la Turquie doit-elle négocier ? lance, à la fin de son émission, Yves Calvi à l'un de ses invités qui éluda la question. Dommage ! La réponse aurait pu être celle-là : on ne négocie pas la paix avec son ami, mais avec l'adversaire en capacité de faire appliquer les décisions négociées. Voyez comment le Général de Gaulle mit fin à la guerre d'Algérie : les accords d'Evian furent signés 18 mars 1962 entre les représentants de la France et ceux du Front de Libération Nationale algérien, le FLN. De Gaulle en est sorti grandi, inspirant le respect à tous, même à ses adversaires politiques.
Faudra-t-il attendre la fin de ce siècle pour que la Turquie et la représentation kurde signent des "accords d'Evian" ?
André Métayer
1 : Antoine Sfeir, directeur de la rédaction des Cahiers de l'Orient, Kendal Nezan, Directeur de l'Institut kurde de Paris, Ali Kazancigil, politologue franco-turc, secrétaire général du Conseil international des sciences sociales, Bernard Dorin, Ambassadeur de France. 2 : Parti pour une Vie Libre au Kurdistan
23:45 Publié dans Kurdistan - Actualité politique | Lien permanent | Envoyer cette note
06.04.2006
Entretien avec Metin Tekçe - Propos recueillis par le Collectif associatif méditerranéen pour le respect des droits de l'homme en Turquie.
Traduction en français : Fidan. Propos recueillis par le Collectif associatif méditerranéen pour le respect des droits de l'homme en Turquie. Avec Bernard Granjon (Président d'honneur de Médecins du monde), Sophie Roudil (Solidarité et Liberté), Jean-Marie Plume (Ligue des droits de l'homme), Anne Drillau (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), Eric Griffe (Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture), Louis Zollet (Association de Soutien à la production indépendante de documentaires). Enregistrement et réalisation : association SPID. Transcription : Xavier Grandjean.
19:40 Publié dans Kurdistan - Actualité politique | Lien permanent | Envoyer cette note
Le "Yok" d'Erdogan : le gouvernement turc ne veut pas entendre la rue
Sous prétexte que ce n'est pas à la rue de dicter sa loi à la République, un gouvernement peut devenir complètement autiste. N'a-t-on pas vu un gouvernement français, qui n'a pas su comprendre la souffrance (la sous-France, a-t-on pu lire sur certaines banderoles) de la "France d'en –bas", aller, avec son CPE, jusqu'à jouer de la muleta devant une jeunesse inquiète de son avenir? A l'heure où s'écrivent ces lignes, nul ne peut encore tirer un bilan des affrontements mais on sent néanmoins que des négociations devraient s'ouvrir, enfin!..... en attendant les autres échéances qui se profilent à l'horizon.
Et en Turquie, pendant ce temps ? De sanglantes émeutes kurdes ont fait 15 morts, des centaines de blessés, et de nombreuses arrestations, qualifiées par l'AFP comme "les plus violentes depuis la reprise des combats par le PKK qui a mis fin, en juin 2004, à une trêve unilatérale qui a duré cinq ans". Les manifestations imposantes et pacifiques qui avaient mobilisé plusieurs millions de kurdes, les jours précédents, à l'occasion du Newroz, n'avaient pas ouvert les yeux du gouvernement turc dont la réponse fut de déclencher une opération militaire contre les rebelles du PKK. Il n'a pas compris la souffrance d'une population qui réclame, depuis des décennies, le droit de vivre "normalement", en tant que kurde, sans discrimination, "Je veux chanter dans ma langue natale, c'est mon droit le plus légitime", explique Nilüfer Akbal, une chanteuse populaire kurde qui exhorte à la levée de toutes les restrictions imposées sur la langue kurde en Turquie, pays qui espère rejoindre les valeurs européennes. "Je suis un citoyen de la Turquie et fier de l'être, mais pas de ma turquitude parce que je ne suis pas turc, a déclaré Metin Tekce, maire de Hakkari, Je suis kurde, comme d'autres sont lazes ou grecs et qui sont aussi citoyens turcs, faisant également partie du peuple de la Turquie. Je suis fier d'être un citoyen de la Turquie". Droits culturels, droits politiques …tout est dit.
La réponse gouvernementale, c'est aussi l'arrestation de notre ami Sabahattin Suvagci, de Hakkari, militant du Parti pour une Société Démocratique (DTP) qui a remplacé le Dehap, dont il fut le président de la section locale, c'est la mise en examen des maires de Hakkari et Batman, c'est une enquête judiciaire, pour "apologie du terrorisme" lancée contre Osman Baydemir, maire de la ville métropolitaine de Diyarbakir et président de l'Union des mairies de l'Anatolie du Sud est, tous membres du DTP "créé en 2004 par d'anciens députés kurdes (dont Leyla Zana est la plus connue d'entre eux), qui, précise encore une dépêche de l'AFP, s'était illustré au début par une rhétorique modérée prônant le dialogue interethnique".
Au lieu de saisir la chance d'avoir face à lui un interlocuteur constitué par un parti légal et reconnu des kurdes, le gouvernement turc en est toujours à des déclarations incantatoires et bellicistes, affirmant que les émeutes qui ont pendant six jours enflammé Diyarbakir et d'autres villes du sud-est anatolien avant de se s'étendre à Istanbul ont été orchestrées par le PKK et son chef Abdullah Öcalan, et que dirigeants locaux du DTP se sont activement engagés auprès des "émeutiers". Son refus de rencontrer un parti légal kurde est d'autant plus incompréhensible et irrationnel qu'il n'a pas hésité à recevoir à Ankara, voici quelques semaines seulement, le mouvement islamiste palestinien Hamas qui revendique, lui, la responsabilité d'un grand nombre d'attentats suicides.
Comme ses prédécesseurs, le DTP risque donc d'être interdit par la justice et dissous, au motif d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Et après ? Un autre parti renaîtra ses cendres, avec le même souci d'être en phase avec la population. D'autres rebelles seront tués et leurs funérailles donneront lieu aux mêmes scènes de douleur, de désespoir et, pour fini, de révolte. Les fils cadets iront remplacer les aînés.
Il serait temps que l'Union européenne qui a recommandé à la Turquie de la "retenue" dans la répression des manifestations entende vraiment le cri du peuple kurde.
L'autisme en politique, c'est dramatique.
André Métayer
19:35 Publié dans Kurdistan - Actualité politique | Lien permanent | Envoyer cette note
Micro-trottoir
- "Que se passe-t-il ?" demandent deux jeunes filles.
- "Ce sont des Kurdes qui fêtent le Newroz et lancent des slogans pour la défense de leurs droits culturels et politiques et pour réclamer la libération de leur leader emprisonné".
Les jeunes écoutent, intéressées, et repartent en remerciant avec un sourire.
- "A bas l'Islam" dit une passante sans s'arrêter.
Dommage, je lui aurais expliqué que le mouvement auquel se réfèrent les Kurdes n'est pas islamiste mais était à l'origine marxiste-léniniste.
Enfin, un retraité m'aborde, pas content : "Vous êtes avec eux ? Vous savez ce qu'ils font à leur femme infidèle ou soupçonnée comme telle ? Le poignard dans le vagin, etc.".
Comme quoi, il y a encore beaucoup de travail à faire au niveau de l'information !
André Métayer
19:11 Publié dans AKB Activités | Lien permanent | Envoyer cette note
LA DRK DEVIENT "AMITIES KURDES DE BRETAGNE"
Ce changement d’appellation et de statut permettra également à l'association d’être davantage en conformité avec la dimension régionale de son champ d’action.
L'assemblée générale extraordinaire s'est tenue le samedi 8 avril 2006 à 11 heures, à la Maison Internationale de Rennes, 7 quai Chateaubriand, salle Atlantique (2° étage).
Ordre du jour : modifications statutaires.
- évolutions politiques au Moyen Orient et notamment au Kurdistan de Turquie ;
- rencontres avec Metin Tekce, Maire de Hakkari, et Osman Baydemir, Maire de Diyarbakir ;
- rencontres avec la société civile et politique ;
- points fixes sur les différents projets dans le cadre de l'association ou dans celui du partenariat Bretagne/Kurdistan.
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19:10 Publié dans AKB Activités | Lien permanent | Envoyer cette note
Déclaration du Conseil d'Administration du MRAP
Paris le 1/04/2006
Le MRAP condamne la répression au Kurdistan
Le MRAP réaffirme l'urgence d'une solution politique à la question kurde respectant les droits fondamentaux du peuple kurde. L'Union Européenne et notamment la France doivent sortir de leur silence complice et exiger la fin de la répression, la libération des prisonniers politiques détenus dans des conditions violant tous les droits humains et l'ouverture de négociations entre l'Etat turc et les représentants du peuple kurde.
19:06 Publié dans Kurdistan - Actualité politique | Lien permanent | Envoyer cette note




