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19.07.2006

ORDRE DE MOBILISATION GENERALE donné à l'armée turque

Nous publions une dépêche de l'ANF (Firat News Agency) : 

"ANKARA (18.07.2006)

Après plusieurs réunions au sommet, Ankara a donné à l’armée turque  l’ordre de mobilisation générale pour une éventuelle opération militaire hors des frontières de la Turquie  dans Kurdistan sud  (n.d.l.r. Nord Irak.). Dans le cadre d'un large plan d'action, décidé par l'Etat Major, l'aviation  a transporté, durant toute la soirée, la logistique militaire Diyarbakir et les congés de tout le personnel de la région ont été supprimés.

Alors que les débats  se poursuivent à Ankara  concernant une éventuelle opération militaire dans le Kurdistan sud,  le gouvernement aurait déjà donné à l’état major des directives politiques pour arrêter des plans d’action concernant  des opérations militaires  hors des frontières de la Turquie

Directive politique à l'Etat major

Lors des réunions au sommet d'Ankara, il a été clairement  proposé de passer à l’action militaire unilatérale  en cas d'échec des pressions sur les Etats Unis et l'Irak pour qu'ils passent à l'offensive contre  le HPG. Ces propositions ont fait l'objet de discussion au conseil des ministres et  ordre a été donné à l’Etat–Major, de préparer un plan d’action pour des opérations militaires en dehors des frontières. L’Etat-Major  s'est exécuté et va soumettre plusieurs plans alternatifs  comportant différentes formes et évaluant les risques militaires.  Le ministère des affaires étrangères étudie, de son côté, les risques politiques. 

Ordre de mobilisation militaire

L’Etat Major  a réuni les chefs des forces terrestres et aériennes qui, conformément aux directives politiques, ont arrêté un plan d'actions qui peut débuter, si nécessaire, dès  aujourd’hui, 18 juillet,  à partir de 05.00 heures  dans Kurdistan Sud.
Les emplacements des camps  des HPG et les points de passage des guérillas sont répertoriés.

Les forces de la guérilla sont prêtes !

Chacun sait  que toutes les  forces de la guérilla ont pris  leurs précautions et qu'elles se tiennent prêtes pour résister à une éventuelle opération militaire dans Kurdistan Sud.  Murat Karayilan,  président du conseil exécutif du KKK, a mis en garde le gouvernement d’AKP  et l'a prévenu des risques d'un conflit généralisé à toute la Turquie : " Notre mouvement répondra  aux éventuelles décisions que prendra le gouvernement d’AKP, lors de sa réunion d'aujourd’hui. Ce n'est pas nous, mais lui qui portera  la responsabilité de l'extension du conflit à toute la Turquie."  

Le quartier général de HPG, pour sa part, se tient prêt  et assure qu'il a les forces suffisantes pour  contrer  tous plans d’action militaires."
 
ANF NEWS AGENCY

Le communiqué des Maires

medium_maires_des_villes_du_Grand_Ouest.2.jpg

14.07.2006

Ils se sont engagés collectivement et personnellement

Bravo les élus,

medium_Diapositive03.jpgVous vous êtes engagés collectivement et personnellement à accompagner, "dans une démarche citoyenne", les enfants scolarisés – et leur famille - menacés d'expulsion,

Pour avoir souvent regretté l'apathie ou l'indifférence des medias, de l'opinion publique et de la classe politique, quand il s'agit d'examiner la question kurde, et, par voie de conséquence, la situation des immigrés kurdes qu'une guerre, qui ne veut pas dire son nom, jette sur les routes de l'exil, je ne boude pas mon plaisir de voir des élus, nombreux, et notamment les dix maires des grandes villes de l'Ouest de la France, jeter un coup de projecteur sur la situation d'enfants d'immigrés que les conflits ethniques ou la misère ont chassés de leur pays.

J'apprécie qu'à Rennes, où près de 70 parrainages ont été signés, la majorité municipale, en associant des parrains issus de la vie associative, prenne acte de l'action quotidienne de ces militants.

Bien sûr, nous serions extrêmement déçus si, après ce geste "fort", la question de l'immigration disparaissait du champ des préoccupations citoyennes.

André Métayer
Président
Amitiés kurdes de Bretagne

04.07.2006

Rencontre avec Remzi Kartal, ex-député du DEP

Rennes, dimanche 2 juillet 2006

Remzi Kartal, ex-député du parti DEP, aujourd'hui dissout par les autorités turques et remplacé successivement par le Hadep, le Dehap et le DTP, menacé également, à son tour, de dissolution, est venu à Rennes, dimanche 2 juillet, rencontrer les militants kurdes afin de faire avec eux le point de la situation dans les différents parties du Kurdistan (Turquie, Iran, Irak) et dans la diaspora.

medium_R.K.artal04.jpgLes Amitiés kurdes de Bretagne s'étaient mobilisées, en janvier 2005, pour demander sa libération alors qu'il avait été mis en garde à vue par les autorités de la République Fédérale d'Allemagne à la demande des autorités turques qui réclamaient son extradition. 

"Remzi Kartal est né à Van, au Kurdistan de Turquie, dit le catalogue du Festival de Cinéma de Douarnenez qui l'avait invité en août 2003, et fut élu député de Van en 1991, condamné en même temps que Leyla Zana en 1994, pour avoir défendu les droits du peuple kurde."

Remzi Kartal est Vice-Président de Kongra-Gel.

Nous avons été heureux de saluer ce grand militant de la cause kurde et d'échanger nos informations. Remzi Kartal s'est dit très impressionné par les actions de coopération que nous menons dans la région de Hakkari et par la défense des enfants kurdes - et des familles immigrées - scolarisés dans les écoles françaises, entreprise par les collectifs de sans papiers et par les municipalités.

Il est également très attentif à la cause des femmes et à la nécessité de développer les actions de solidarité entre les kurdes, au delà de la famille et des cercles de voisinage, mais aussi en liaison avec la population française et les autres communautés immigrées.

André Métayer

Parrainage civil des enfants étrangers scolarisés dans les écoles de Saint-Jacques-de-la-Lande

Le 3 juillet 2006 

La commune de Saint-Jacques-de-la-Lande a parrainé 7 enfants, cinq Kurdes et deux Géorgiens, scolarisés dans les écoles jacquolandines. commune suburbaine de la métropole rennaise.

medium_11.jpgDaniel Delaveau, Maire et Vice-Président du Conseil général d'Ille-et-Vilaine, a présidé cette séance solennelle, entouré de ses adjoints et en présence de tout le conseil municipal.

Les parents, menacés d'expulsion, ont exprimé le souhait présenter leurs enfants aux autorités communales et de les faire parrainer.

Chaque "parrain" – un élu municipal – s'est engagé à accompagner son "filleul" et sa famille dans une "démarche citoyenne".

Ces parrainages marquent une prise de conscience de l'opinion publique et une attention particulière des élus du peuple à prendre en compte les droits de l'enfant et à assurer leur défense.

André Métayer

Parrainages laïcs et républicains d'enfants scolarisés à Rennes et menacés d'expulsion.

Lors d'une séance solennelle, présidée par Marie-Anne Chapdelaine, élue municipale chargée de l'intégration et de l'égalité des droits, les élus de la majorité municipale de Rennes (socialistes, Verts, communistes, Rouge-et-vert/UDB, radicaux de gauche) ont, samedi 1er juillet, sous les ors de l'Hôtel de Ville et devant une salle comble, parrainé une trentaine d'enfants étrangers scolarisés dans les écoles rennaises.

medium_DSC04657a.jpgUn communiqué des maires des grandes de villes de l'ouest affirme que ces enfants scolarisés montrent leur souhait de devenir de jeunes citoyens respectueux et fiers des valeurs portées par notre République : "chaque jour, dans nos écoles, qui sont aussi les leurs, ils manifestent leur volonté de se construire un avenir."

Les enfants et leurs familles étaient accompagnés de leur parrain ou marraine associatif.

Chantal Etourneaud, au nom des Amitiés kurdes de Bretagne, Yves Préault et Nathalimedium_06.jpge Appéré, Adjoints au Maire, ont parrainé Caner, Elif, Bahar et Umut, dont la famille est originaire de Karagazy et Hinis, dans la région d'Erzerum.

Dans l'après-midi, plus de 400 personnes avaient, à l'appel de nombreuses associations, partis politiques et comités de soutien, manifesté dans les rues de Rennes leur solidarité avec les sans-papiers.

André Métayer

 

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