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28.02.2007
Catalogue des kilims en stock
Le catalogue des kilims actuellement en stock est disponible. N'hésitez pas à prendre contact avec l'association pour plus de renseignements.
Possibilité de paiements échelonnés, bien entendu sans aucuns frais.
01:35 Publié dans AKB Hakkari | Lien permanent | Envoyer cette note
24.02.2007
Libérés
Qui sont donc ces dangereux "terroristes" accusés "d'association de malfaiteurs, de blanchiment d'argent en relation avec une entreprise terroriste" et de "financement du terrorisme", interpellés les 5 et 6 février à grand fracas de publicité, aux termes de perquisitions aux méthodes contestables dans des locaux associatifs, mis en examen et incarcérés depuis le 9 février ?
"Ce qui a frappé la Cour (d'appel), c'est que nous avons démontré que les autorités françaises entretenaient des relations suivies entre 2000 et 2006 avec nos clients, tolérant ainsi leurs collectes (d'argent), et qu'on ne voyait pas comment elles auraient pu fermer les yeux sur les infractions dont on les accuse", ont déclaré à l'AFP Mes Antoine Comte, Jean-Louis Malterre et Sylvie Boitel.
De son coté, la DST n'a pas nié les contacts qu'elle entretient avec ces militants de la cause kurde.
Dès le 10 février, lors de notre assemblée générale, nous nous étions associés au communiqué du Collectif Méditerranéen pour le Respect des Droits de l’Homme en Turquie qui s’élevait contre l'assimilation quasi systématiquement faite entre militants kurdes et terroristes par la presse et les politiques, en rappelant que le peuple kurde, minorité de Turquie, lutte pour le respect de ses droits les plus fondamentaux, lesquels sont bafoués quotidiennement en Turquie.
Aujourd'hui même deux responsables du principal parti pro-kurde de Turquie ont été arrêtés et écroués pour "soutien aux rebelles kurdes" et pour des "propos sur l'éventualité d'une action militaire turque en Irak du nord" : il s'agit de Ibrahim Sunkur, chef provincial du Parti pour une société démocratique (DTP) à Van et de Hilmi Aydogdu, chef local du DTP à Diyarbakir.
Tout en nous réjouissant de cette remise en liberté, à Paris, des militants de la cause kurde, nous nous perdons en conjecture sur les motifs de ces manœuvres dilatoires d'une diplomatie dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle manque de lisibilité.
Quel gâchis !
André Métayer
15:15 Publié dans Kurdistan - Violences contre les Kurdes | Lien permanent | Envoyer cette note
23.02.2007
Haro sur les Kurdes
« La famille kurde » a hérité du rôle de bouc émissaire dans le discours de plus en plus obsessionnel que tient Le Pen sur l’immigration.
Ces pelés, ces galleux d’où nous vient tout le mal
Plus le discours de Le Pen se dépénalise, plus il se polarise sur cette seule cible. Attentif à ne pas trop gravement déraper, s’en tenant à ses allusions mondaines pour toujours jouer avec les mêmes tabous, tel l’affichage goguenard de sa préférence nationale pour les soldats français morts pendant nos guerres qui le dispenserait d’émettre la moindre compassion ou repentance dans le sujet à la mode des génocides, Monsieur Le Pen, n’a jamais aussi clairement diagnostiqué la peste qu’il a choisi de dénoncer.
Pas d’autre explication au chômage que l’immigration. Pas d’autre cause à la crise du logement que l’immigration. L’immigration est responsable de la faillite de l’école républicaine. L’immigration est la source de nos problèmes sanitaires, du déficit de la Sécurité Sociale, de la baisse du pouvoir d’achat. Est-il encore besoin de revenir sur la responsabilité de l’immigration en matière d’insécurité ? Pas vraiment ; d’autres s’en chargent ; qui sèment. Lui, récolte, selon une de ses fanfaronnades favorites.
L’immigration donc, ces centaines de milliers, ces millions d’étrangers, poussés par la pauvreté, attirés par la garantie de trouver chez nous un toit, des soins, des formations, passent avant les vrais français, nous poussent à la ruine.
D’un côté le nombre, les flux torrentiels, de l’autre, la personnification du mal : cette famille kurde prise pas tout à fait au hasard, pour l’exemple !
D’émission, en débat, en interview, jeudi sur la 2 sur A vous de juger, dimanche sur la 5 chez F.O.G., lundi sur TF1 à Je pose une question … à chaque fois, le même coupable, la même phrase « Quand notre citoyen français emblématique, avec deux enfants, attend depuis douze ans un logement, eh bien il ne l’aura jamais parce qu’il y a une famille kurde qui vient d’arriver avec 5 enfants tout nus, qui trouvera, elle, immédiatement un hébergement. »
C’est dans la pure tradition des propagandes haineuses où l’ennemi nous est donné à voir à travers la figure d’un personnage stéréotypé dont les particularismes, si possible rapportées à des traits physiques, au plus près de la caricature, sont sensés incarner les dangers qui nous menacent.
Ils arrivent nus : toute la misère du monde
Avec cinq enfants : la démographie galopante qui va nous submerger.
Tous musulmans !
Opérations de pacification, villages incendiés, populations déplacées, tortures
Français, nous connaissons bien, Monsieur Le Pen connaît bien : voici l’histoire de la famille kurde à laquelle je pense chaque fois que le tribun en désigne l’anonyme image à la vindicte publique.
1994 : Les K., furent recherchés par l'armée turque parce que deux frères de Mehmet avaient rejoint la guérilla. Ils y étaient morts. La punition s’acharnait sur les survivants. Mehmet, après avoir subi interrogatoires et tortures, n’avait pas eu d’autre solution que de fuir son village dans la montagne qui, comme des milliers d’autres, était devenu l’objet de représailles répétées visant tout le monde et n’importe qui, le groupe, la famille, les proches, les voisins, dans le seul but, en terrorisant, de vider les maisons où les combattants trouvaient des soins, de l’approvisionnement, des aides. Le village incendié a éclaté, les familles sont parties chacune dans une direction, dans les villes voisines un peu grandes, dans les très grandes métropoles, Diyarbakir, Ankara, Istanbul. La police a continué à les soupçonner, à les menacer. Condamnés à la débrouille au fond de bidonvilles surpeuplés, dès qu’ils purent rassembler assez d’argent pour deux passages, ils sortirent du pays.
Une fois physiquement anéanti, un village dans la vieille société rurale de la région, continue à exister. Ses habitants continuent de dépendre les uns des autres, quand bien même les distances qui les séparent atteignent plusieurs milliers de kilomètres. Cette dépendance est affective, est économique. Ce sont des liens généreux, des liens contraignants. C’est du sentiment, c’est du social. Comme le village réel, celui-ci nourrit, conforte, ordonne, règle, oblige, rassure, recueille. Et cela explique que, pendant cinq, dix ans, à travers d’invraisemblables périples, plusieurs dizaines de familles élargies d’un village d’éleveurs et de bergers des montagnes de l’Anatolie du Sud-Est se sont regroupés en France, dans les grands ensembles périphériques de la même ville. Les uns ont obtenu l’asile politique, les autres non. Ils ont tous vécu la même agression, pris peur, vendu ce qui avait une valeur marchande, cherché des refuges, passé plusieurs années dans la semi clandestinité dans leur pays, avant de payer les passeurs. Ils ont trouvé auprès de leurs proches la solidarité qui leur permet de survivre : beaucoup en attente de régulation ne sont pas autorisés à travailler, plusieurs, de plus en plus chaque année, ont été déboutés.
Respecter les immigrés c’est d’abord refuser de les considérer et de les traiter comme du nombre, en termes de stocks. Entrants, reconduits. Chacune de ces personnes, de ces familles a une histoire.
Du délit de misère à l’accusation de terrorisme
Les histoires de Kurdes que je connais, leur misère, leur immigration, ont quelque chose à voir avec la politique. Avec la politique chez eux, évidemment, en Turquie. Et maintenant avec la politique chez nous, avec notre politique étrangère. Avec la campagne présidentielle.
La rocambolesque perquisition du Centre d’Information du Kurdistan et du Centre Culturel Kurde Ahmet Kaya voisin de la permanence électorale de Nicolas Sarkozy, l’arrestation et la mise en examen de 15 militants poursuivis au motif d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, portent toutes les marques d’une opération de complaisance dans la ligne logique des positions prises par le candidat.
Il en est ainsi de l’engagement de Sarkozy en faveur d’une collaboration plus compréhensive avec les Etats-Unis au Moyen Orient : il est de notoriété publique que le gouvernement Bush, pour résister aux envies de l’armée turque de détruire les forces du PKK repliées dans le nord de l’Irak, cherchent à donner des preuves que son camp s’active à démanteler l’organisation. Les actions menées dans ce sens en Allemagne et en France attestent l’existence d’un plan concerté.
Il en est ainsi de la volonté de Sarkozy de doubler son refus d’accepter la Turquie dans l’Union européenne par une proposition d’étroite association spécifique ouvrant droit à toutes sortes de coopérations renforcées : sans attendre, cette soudaine réactivation de la chasse aux responsables kurdes vient témoigner des avantages que Ankara pourrait retirer de ces offres. Les informations directes détenues par la DST depuis dix ans concernant les activités des personnes poursuivies, montrent bien que l’action d’éclat prend place dans la conjoncture électorale, dans le programme présidentiel.
De ce mal naîtra peut-être un bien. D’autres candidats, dont certains ont déjà demandé la libération des personnes placées en détention, diront alors que leur soutien aux droits culturels et politiques élémentaires des peuples les empêche, indépendamment du jugement porté sur la guérilla, de faire l’amalgame entre une entreprise terroriste et ce qui relève historiquement d’une lutte de libération. Que dans le cadre de ce même soutien, ils se placent du côté, dans les deux camps, de ceux qui se prononcent pour substituer à l’affrontement armé la recherche de solutions politiques conduisant à la paix. Que celle-ci, comme dans toutes les situations qui ont mis fin à ce genre de conflits, suppose l’acceptation de l’amnistie.
René Péron Chercheur CNRS – UMR Espaces géographiques et Sociétés, Rennes.
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19.02.2007
500 manifestants contre les mesures policières
Samedi 17 février, à Rennes, plus de 500 personnes, majoritairement kurdes, ont manifesté contre les mesures policières à l'encontre de 15 militants kurdes interpellés à Paris et Vannes et pour la libération des 14 militants emprisonnés.
Les manifestants ont également dénoncé l'enlèvement le 16 février 1999 et la détention depuis lors d'Abdullah Öcalan dans des conditions indignes et à l'issue d'un procès jugé inéquitable par la Cour européenne des Droits de l'Homme.
La manifestation, partie de la dalle du Colombier, s'est parfaitement déroulée. Elle s'est terminée par les prises de parole place de la Mairie, occasion pour les jeunes notamment de dénoncer "la criminalisation du peuple kurde pour répondre à la demande turco-américaine de répression sur le sol européen".
18:35 Publié dans Kurdistan - Violences contre les Kurdes | Lien permanent | Envoyer cette note
16.02.2007
Adhésion 2007
00:25 Publié dans AKB Activités | Lien permanent | Envoyer cette note
Appel à manifester du Centre culturel de Mésopotamie
Rassemblement samedi prochain, 17 février, à 15 h dalle du Colombier
Marche : rue de l'Alma, place de la Gare, avenue Janvier, pont Pasteur, les quais, place de la Mairie
Dislocation place de la Mairie
00:04 Publié dans France - Violence contre les Kurdes | Lien permanent | Envoyer cette note
Protestation de la communauté kurde de Bretagne contre l'incarcération de militants kurdes
Ils sont victimes du contexte électoral en France et des pressions de la Turquie et des Etats-Unis.
La communauté kurde de Bretagne s’élève contre l'assimilation qui est effectuée quasi systématiquement entre militants kurdes et terroristes et rappelle que le peuple kurde lutte pour le respect de ses droits les plus fondamentaux, bafoués quotidiennement en Turquie, et dénonce le fait que des militants de la cause kurde en France soient arrêtés et leurs locaux perquisitionnés, qui plus est avec des méthodes contestables, sous couvert de lutte anti-terroriste.
"Ce n'est pas la première fois que, sous couvert d'accusations de terrorisme, des Kurdes sont arrêtés alors que leurs dossiers sont entièrement vides", ont déclaré des représentants d'associations et de partis politiques français, réunis en collectif de soutien.
"Ces mises en examen s'inscrivent dans un mouvement de criminalisation et donc de disqualification de peuples qui luttent contre l'oppression et pour la reconnaissance de droits fondamentaux", déclare Me William Bourdon, l'un des avocats des militants kurdes arrêtés dont dix d'entre eux un statut de réfugié politique depuis plus de dix ans.
La communauté kurde de Bretagne en appelle à toutes les organisations démocratiques pour demander la libération des personnes interpellées et l’arrêt des mesures policières à l’encontre des organisations kurdes.
00:00 Publié dans France - Violence contre les Kurdes | Lien permanent | Envoyer cette note
07.02.2007
Suite aux arrestations de Kurdes et aux perquisitions à Paris
Le Centre Culturel de Mésopotamie et la communauté kurde de Rennes
organisent une manifestation,
A Rennes
place de la mairie,
mercredi 7 Février, à 14 heures,
Pour protester contre cette politique qui consiste à s'en prendre à la diaspora kurde, solidaire du peuple kurde, dans le cadre d'un grand marchandage compensatoire avec la Turquie qui ne cesse de demander aux Etats Unis, sans succès pour l'instant, de déclencher une offensive qui lui livrerait le pétrole de Kirkuk et la débarrasserait de la résistance kurde.
08:25 Publié dans Kurdistan - Violences contre les Kurdes | Lien permanent | Envoyer cette note
Communiqué du Centre Culturel Kurde Ahmet Kaya, 16 rue d'Enghien 75010 Paris
Nous protestons et condamnons fermement cette pratique injuste envers le centre culturel kurde qui, à maintes reprises, a répondu aux interrogations des services de l'ordre. Plusieurs projets de notre association sont d'ailleurs subventionnés par les pouvoirs publics et nos locaux sont couramment utilisés par plusieurs associations de tous genres.
Les pays européens, qui ont des liens économiques ou politiques avec la Turquie exercent régulièrement, par le biais d'action comme celle-ci, des pressions sur la communauté kurde, et c'est au moment où les plus modestes défenseurs des droits de l'homme sont de nouveau assassinés en Turquie que plusieurs de nos associations sont perquisitionnées en Allemagne, et, aujourd'hui, en France.
Au moment où la Turquie insiste auprès des Etats-Unis pour une opération de grande envergure en Irak contre les kurdes, quelle est la politique de France et/ou de l'Union Européenne pour les Kurdes en Turquie ? Un enjeu de campagne électorale ou un objet de marchandage avec la Turquie?
Alors que la communauté kurde n'a jamais été un danger pour l'ordre public, en Europe comme en France, pourquoi s'en prendre aux associations kurdes légalement basées dans ces pays ? Nous, la communauté kurde de France, sommes prêts à discuter avec tous ce qui ont un projet pour améliorer la vie sociale en France.
La peuple kurde n'a d'autres demandes que la Paix, la Démocratie et la Reconnaissance de son Identité. Nous appelons toutes les organisations démocratiques et respectueuses des droits de l'homme à condamner cette action et être solidaire avec le peuple kurde.
Afin de protester contre ces agressions, la communauté kurde en France donne rendez-vous demain, 06/02/2007 à partir de 15h00, au 16 rue d'Enghien pour une marche partant de notre association, perquisitionnée, vers la Place de République.
Nous vous invitons à être avec nous, pour dire
"ENSEMBLE TOUT DEVIENT POSSIBLE MAIS AVEC LA DEMOCRATIE ET LE RESPECT DES DROITS DE L'HOMME"
Manifestation disciplinée qui s'est terminée à 16 heures, avec un appel à une grève de la faim au Centre culturel kurde.
08:21 Publié dans Kurdistan - Violences contre les Kurdes | Lien permanent | Envoyer cette note




