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16.04.2007

Quatre Kurdes de Rennes parmi les grévistes de la faim à Strasbourg pour Öcalan

medium_R.Kartal_edited.jPGDepuis le 11 avril, Remzi Kartal (qui fut député kurde du parti DEP), Ali Yigit (Président du Congrès national du Kurdistan), Nizamettin Toguc (Président de la Confédération des Associations kurdes en Europe) et d’autres responsables d'organisations kurdes en Europe sont parmi les 18 Kurdes qui se relaient à Strasbourg, dans la Maison des Kurdes, pour une grève de la faim à une durée indéterminée. Ils sont accompagnés par une cinquantaine de leur compatriotes qui se relaient régulièrement, parmi lesquels des Kurdes réfugiés à Rennes.

Ils demandent au Comité pour la Prévention de la Torture d’envoyer une délégation de médecins indépendants sur l’île-prison d’Imrali pour procéder à un examen médical complet d'Abdullah Öcalan, Président du Parti des Travailleurs du Kurdistan, où il est emprisonné à vie dans des conditions particulièrement sévères.

Les avocats d'Abdullah Öcalan ont en effet rendu publics, le 1er mars dernier, les résultats des analyses réalisées en laboratoire par des experts internationaux sur des prélèvements capillaires du prisonnier, révélant des taux de strontium et chrome anormalement élevés, synonyme de présence d’une intoxication chronique.

Cette information a créé une réelle émotion, tant dans la population kurde vivant au pays – nous avons été interpellés à ce sujet lors de notre mission à Hakkari – que dans la communauté kurde émigrée en Europe, les uns et les autres voyant là une stratégie turque machiavélique pour se débarrasser de celui qu'ils considèrent comme leur leader (rappelons que, l’année passée, 3 500 000 Kurdes ont signé la pétition «je reconnais "Sayın" Abdullah Öcalan comme mon représentant politique»).

Les grévistes de la faim interpellent depuis Strasbourg les institutions européennes et demandent qu'elles assurent leur responsabilité vis-à-vis du peuple kurde.

Ils ont déjà reçu le soutien du Parti de la Refondation Communiste qui demande au gouvernement italien d'utiliser tout son pouvoir de pression sur le gouvernement turc pour faire respecter les droits humains et aboutir à la libération d'Őcalan.

A plusieurs reprises des députés européens sont venus leur rendre visite et les Kurdes espèrent en une intervention discrète du Parlement européen qui a déjà conseillé aux autorités turques d'assouplir ce régime carcéral d'exception.

André Métayer,
Président des Amitiés kurdes de Bretagne