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03.10.2007
Une première : justice et police turques enquêtent officiellement sur le territoire français
Sabah révèle encore que la délégation turque a interrogé Canan Kurtyilmaz, "la nouvelle responsable européenne du PKK", Haci Karakoyun, "financeur", Cemal Aslan, "le courrier", Kazim Ergun, "un des cadres de montagne", et Nihat Aslan, "un parent de Cemal Aslan", tous présentés comme des "affreux, sales et méchants" et "a remis en main propre tous les documents et informations nécessaires aux autorités françaises", "obtenus lors des aveux des terroristes attrapés", sauf que les avocats nient en avoir eu connaissance.
Par contre, Sabah omet de rapporter que Kazim Ergun a déclaré, au grand dam des juges français, reconnaître, parmi ses "interrogateurs", l'un de ses tortionnaires en la personne du directeur de la Sûreté d'Istanbul.
"La délégation turque a demandé aux autorités judiciaires françaises la copie des 100 mille pages de documents ainsi que celle des disques durs des ordinateurs saisis" insiste Sabah et les avocats ont toute raison de craindre que la chancellerie ne s'apprête à s'exécuter ; c'est pourquoi ils ont saisi la Chambre de l’Instruction d’une requête en nullité et demandé au Garde des Sceaux de bloquer la procédure dans l'attente du résultat de la requête.
Cette affaire est évidemment d'une extrême gravité tant du point de vue du droit que de la morale, et heurte profondément les consciences.
André Métayer
23:49 Publié dans France - Violence contre les Kurdes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




