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25.05.2009
Non à l’extradition de Faruk et de Remzi
Deux membres du Congrès national du Kurdistan, Remzi KARTAL et Eyyup DORU connu en Bretagne sous le nom de
"Faruk", sont toujours retenus en Espagne et doivent passer en jugement à une date non encore déterminée. Ils risquent d'être extradés vers la Turquie : c'est inacceptable qu'un pays européen se prête à cette macabre mascarade diabolisant deux militants "coupables" d'informer le monde politique, la société civile et l'opinion publique des violations des Droits de l'Homme en Turquie, "coupables" de défendre les droits culturels et politiques du peuple kurde.
Non contente de s'en prendre aux représentants du peuple kurde, élus au cours de deux consultations électorales, l'une nationale qui a envoyé des députés DPT à la "Grande Assemblée", l'autre locale, qui a consacré de façon incontestable la représentativité de ce parti, la Turquie veut bâillonner les voix qui s'expriment en Europe : le fera-t-elle avec la complicité d'un pays européen au mépris des conventions internationales qui protègent les réfugiés politiques?
De nombreuses voix élèvent déjà des protestations en Espagne, mais aussi dans les rangs des députés européens et dans les différents pays de l'Union européenne. En France on note la position d'Edmond Hervé, ancien maire de Rennes, sénateur d'Ille et Vilaine, et celles de la direction nationale du Parti Socialiste (qui, à la demande de la Fédération P.S. 35 est intervenue auprès du P.S.O.E. espagnol) ; sont également déjà intervenus : Christian Gyonvarc'h (U.D.B.), vice président du Conseil Régional de Bretagne, Philippe Tourtelier, Député d'Ille et Vilaine, Daniel Delaveau, Maire de Rennes, Katja Krüger, conseillère municipale communiste de Rennes chargée de la diversité culturelle, et la liste n'est pas close.
La toute nouvelle Association "AMARA, la Maison du Peuple kurde" organise, avec le soutien des Amitiés kurdes de Bretagne, une manifestation régionale qui se déroulera samedi 6 juin à 15 heures, place de la Mairie à Rennes, pour demander à M. José Luis Rodriguez Zapatero, Président du Gouvernement espagnol, de mettre immédiatement fin à cette procédure d’extradition, et à Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, d'intervenir énergiquement pour faire prévaloir le droit international, les deux militants kurdes étant placés sous protection des conventions de l’ONU et la France se devant assurer la protection d'Eyyup "Faruk" Doru à qui elle a accordé le statut de réfugié.
Appel aux partis politiques, syndicats, associations de Bretagne à participer à la manifestation et à signer le manifeste (ci-après)
Appel aux élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens de Bretagne à soutenir la manifestation
Tous à Rennes, samedi 6 juin à 15 heures, place de la Mairie.
Contacts : Amitiés kurdes de Bretagne
MANIFESTE EN FAVEUR DE
REMZI KARTAL ET
EYYUP "FARUK" DORU
Les autorités espagnoles, à la demande de l'État turc via Interpol, ont interpellé les 24 et 26 mars derniers deux membres du Congrès national du Kurdistan (KNK), Remzi KARTAL et Eyyup DORU, connu en Bretagne sous le nom de « Faruk ».
Remzi KARTAL, Président de la Commission des Affaires étrangères du KNK, fut, comme Leyla Zana, député à la Grande Assemblée de Turquie avant l'interdiction de son parti, le DEP. La Belgique lui a accordé le statut de réfugié politique.
Eyyup DORU est vice-président de la Commission des Affaires étrangères du KNK et directeur du Centre d’Information du Kurdistan de Paris. La France lui a accordé le statut de réfugié politique. Résidant à Rennes depuis 1998, il est très connu dans toute la Bretagne des milieux associatifs, de la communauté kurde et de nombreuses personnalités politiques qui l'ont reçu à maintes reprises.
En dépit des conventions de l’ONU qui protègent les réfugiés politiques, le gouvernement espagnol a décidé d'entamer une procédure visant à extrader Remzi KARTAL et Eyyup DORU vers la Turquie.
C'est inacceptable.
Le « crime » dont sont accusés Remzi KARTAL et Eyyup DORU est d'informer le monde politique, la société civile et l'opinion publique des violations des Droits de l'Homme en Turquie et de défendre les droits culturels et politiques du peuple kurde.
Nous soussignés, demandons à M. José Luis Rodriguez Zapatero, Président du Gouvernement espagnol, de mettre immédiatement fin à cette procédure d’extradition.
Nous soussignés, demandons à M. Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, d'intervenir énergiquement pour faire prévaloir le droit international : Eyyup DORU, réfugié politique, est sous la protection de la France.
Avec le soutien de : (par ordre alphabétique)
Amitiés kurdes de Bretagne (AKB) – Association des Elus progressistes de Bretagne (AEPB) - Fédération du Parti Communiste Français d'Ille-et-Vilaine - Fédération du Parti Socialiste d'Ille-et-Vilaine - Union démocratique bretonne (UDB)
21:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.05.2009
Un Rennais menacé d'extradition vers la Turquie
Nous apprenons avec émotion la mise sous contrôle judiciaire par la justice espagnole, à la demande de l'Etat turc, via Interpol, de MM Remzi Kartal et Eyyup "Faruk" Doru, tous deux membres du Congrès National du Kurdistan.
M Remzi Kartal, membre du Conseil exécutif du Congrès National du Kurdistan et Président de la commission des Affaires Etrangères, fut, comme Leyla Zana, député à la Grande Assemblée de Turquie, avant l'interdiction de son parti, le DEP.
M. Eyyup Faruk Doru, Vice-président de la commission des Affaires Etrangères du Congrès National du Kurdistan, Directeur du Centre d’Information du Kurdistan de Paris, résidant à Rennes, est très connu dans toute la Bretagne où il est intervenu à plusieurs reprises dans le cadre du festival de cinéma de Douarnenez ou pour la présentation du projet de centre de santé de Hakkari, tant à Rennes ou Brest que Châteaulin ou Douarnenez(1). Il a animé des rencontres à maintes occasions entre associations kurdes et associations amies des Kurdes et a été reçu par de nombreuses personnalités politiques : députés, députés européens, sénateurs, président des assemblées régionale et départementales et par des élus locaux dont, bien évidemment, les maires successifs de Rennes Edmond Hervé et Daniel Delaveau.
Que reproche-t-on à "Faruk" qui dispose, comme Remzi Kartal, du statut de réfugié politique ? Essentiellement le fait d'informer le monde politique, la société civile et l'opinion publique des violations des droits de l'homme en Turquie et de défendre les droits culturels et politiques du peuple kurde : les prétextes avancés par l'Etat turc pour faire intervenir la justice espagnole relèvent du délit d'opinion puisqu'il reproche à Faruk des propos tenus à la télévision kurde ROJ TV en exil émettant depuis le Danemark. A ce sujet, le gouvernement turc a été débouté de ses plaintes contre ROJ TV, le Conseil de la radio et de la télévision danois (l'équivalent du C.S.A) ayant estimé que les émissions, accusées par la Turquie d’être incitatrices à la haine, étaient en tous points conformes à des séquences d’information ou à des débats dont la vocation est d’informer ou de débattre.
Nous sommes donc loin d’une "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Mais José Luis Rodriguez Zapatero, qui entretient des contacts personnels et amicaux avec Recep Tayyip Erdoğan, et le gouvernement espagnol, qui vient de nouer les solides relations diplomatiques avec la Turquie, ont décidé de poursuivre la procédure d'extradition vers la Turquie lancée à l'encontre de Remzi Kartal et de Eyyup Doru, et ce au mépris de leur statut de réfugiés politiques qui les place sous la protection des conventions onusiennes.
L'Espagne doit mettre fin aux poursuites engagées et doit rendre la liberté à Remzi Kartal et Faruk Doru.
NON à l’extradition de Remzi Kartal et de Eyyup Doru
Ecrire au gouvernement espagnol pour lui demander de classer sans suite les accusations infondées de la Turquie portées contre Remzi Kartal et de Eyyup Faruk Doru :
M. José Luis Rodriguez ZAPATERO
Presidente del Gobierno
Palacio de la Moncloa
28071 Madrid / Espagne
fax : 0034 913 900 217
jlrzapatero@presidencia.gob.es
Ecrire au gouvernement français qui a accordé à Faruk le statut de réfugié pour lui demander d'intervenir auprès de son homologue espagnol :
M. Bernard KOUCHNER
Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et européennes
37, quai d’Orsay
75351 Paris
fax : 01.47.05.27.39
Pour tous renseignements : prendre contact avec les Amitiés kurdes de Bretagne.
Eyyup Faruk DORU
Né à Igdir, est de la Turquie près de la frontière iranienne ;
En France depuis 1983 ;
A Rennes depuis 1998 ;
Réfugié politique;
Diplômé d'études supérieures;
Consultant auprès du Conseil de l’Europe ;
Directeur du Centre d’Information du Kurdistan de Paris;
Vice - président de la commission des Affaires Etrangères du Congrès National du Kurdistan.
(1) projet soutenu par le Conseil régional de Bretagne, les conseils généraux du Finistère, des Côtes d'Armor et d'Ille et Vilaine et les villes de Brest, Rennes, Châteaulin et Douarnenez.
08:41 Publié dans Kurdistan - Violences contre les Kurdes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.05.2009
COLLOQUE "L’urgence d’une solution politique à la résolution de la question kurde" Déclaration finale
POUR FAIRE GAGNER LA PAIX
· Libérer la parole et l’action du DTP
· Faire taire les armes
· Arrêter les atteintes aux droits de l’homme
La situation intérieure en Turquie est un sujet que les autorités françaises et européennes disent inscrire régulièrement à l’agenda de leurs rencontres avec les autorités turques. Les droits culturels, économiques et sociaux des citoyens turcs d’origine kurde y sont systématiquement abordés.
Au vu de la situation générale des droits de l’Homme dans le pays, la France et l ’Union européenne doivent presser les autorités turques de mener à terme les réformes internes, indispensables pour renforcer et garantir les libertés fondamentales comme il se doit dans un Etat de Droit.
La réalité de la vie politique et quotidienne des populations kurdes n’est pas celle des communiqués des autorités turques.
Malgré le climat détestable accompagné de pressions et d’intimidations de toutes sortes, la majorité des électeurs des régions kurdes a voté le 29 mars 2009 pour le DTP, Parti pour une Société Démocratique, permettant de doubler ainsi le nombre de ses mairies et de gérer la quasi-totalité des départements.
Quelques jours après les résultats de ces élections, les autorités turques ont lancé une campagne d’arrestations de militants, de dirigeants et d'élu(e)s de ce parti dont des maires. A ce jour, près de 700 d’entre eux ont été interpellés, dans plus d’une quinzaine de villes, dont 230 ont été écroués.
Cette atteinte caractéristique à la liberté d’expression individuelle et politique exige de la communauté internationale une ferme condamnation.
Les autorités turques expliquent que les dirigeants et les élu(e)s du DTP auraient des liens supposés avec le PKK., le Parti des Travailleurs du Kurdistan. Rien à l’heure actuelle ne permet de valider cette hypothèse, mais à supposer que cette conception de la "preuve à charge non-établie" soit retenue, elle ne se différencierait pas de celle que l’Histoire a condamnée lorsque dans ce pays, la France, des personnes ont été arrêtées pour leurs liens présumés avec la Résistance.
Aujourd’hui, le PKK doit être rayé de la liste des organisations terroristes et reconnu comme un mouvement politique de résistance armée, un des protagonistes essentiel avec lequel il faut négocier. Le PKK et son président, Abdullah Öcalan, ont montré à plusieurs reprises leur volonté de dialogue en décrétant unilatéralement plusieurs cessez-le-feu jamais acceptés pas la Turquie.
Ils réclament une paix négociée dans le cadre d’un règlement politique du conflit et doivent pouvoir compter sur les forces progressistes en France et en Europe.
La France, l’Europe doivent faire pression sur la Turquie pour qu’elle prenne des décisions en faveur de la démocratie : un premier geste consisterait à mettre fin à l’isolement politique dont est victime le DTP, Parti pour une Société Démocratique qui vient de s’imposer comme la première force politique dans les provinces kurdes de Turquie.
Pour résoudre la question kurde, un travail avec les seules institutions d’Etat ou des représentants patronaux est insuffisant. Il faut également une collaboration avec l’ensemble des associations qui représentent la société civile, tels les Droits de l’Homme, les associations de femmes, les syndicats etc… y compris celles considérées comme "radicales".
PROPOSITIONS POUR LA PAIX
1) MODIFICATIONS DE LA CONSTITUTION
Il faut mettre au point une Constitution qui ne soit basée sur aucune idéologie, qui ne déclare la suprématie d’aucun groupe ethnique, religieux ou linguistique, une Constitution qui définisse une citoyenneté au regard de la composition pluriethnique du pays, qui ne comporte aucun élément pouvant heurter les libertés individuelles ; une Constitution qui puisse permettre aux représentants de l'Etat et aux fonctionnaires qui travaillent dans les régions à majorité kurde d’employer une autre langue que la langue officielle, qui puisse permettre à la population kurde de disposer d’un enseignement en sa langue maternelle.
Il est nécessaire de modifier les lois portant sur le statut des partis politiques, sur les élections législatives, le code pénal, la lutte contre le terrorisme, les pouvoirs de police, l’enseignement. La modification des lois doit porter également sur la presse, la télévision et la radio, et plus généralement sur tout ce qui est susceptible de porter atteinte aux droits fondamentaux et aux libertés individuelles et collectives.
2) NEGOCIATIONS ENTRE BELLIGERANTS
Le gouvernement de la République de Turquie mène, contre le PKK, depuis maintenant un quart de siècle une lutte incessante qui a fait des dizaines de milliers victimes, entrainant de graves atteintes aux libertés fondamentales. Plus de trois millions de civils ont été déplacés avec des conséquences sur le plan social et économique.
Il est manifeste que la réponse militaire est inefficace et qu’il faut savoir terminer une guerre avec :
- Un arrêt, accepté par les deux parties, de tout acte de guerre
- Des négociations entre belligérants.
- La libération de tous les détenus politiques, y compris Abdullah Öcalan., et leur réintégration dans la vie politique.
- L’amnistie pour tous les militants du PKK.
- La dissolution de toutes les milices para militaires et de tous les groupes de protecteurs de village.
- Des mesures sociales, financières et économiques permettant la reconstruction des villages détruits et le retour des personnes déplacées.
3) RECONNAISSANCE DE L'IDENTITE KURDE
La constitution et les lois fondamentales doivent :
- permettre l’enseignement de la langue kurde dans tous les établissements scolaires.
- favoriser la production d’œuvres culturelles kurdes dans toutes les disciplines artistiques.
- autoriser l’emploi de la langue maternelle dans toutes les circonstances de la vie privée et publique.
- autoriser les media à écrire et à émettre en langue kurde sans restrictions ni censure.
Colloque sous le parrainage d'Isabelle PASQUET, sénatrice, jeudi 30 avril 2009, Paris, Palais du Luxembourg Coorganisateurs : Solidarité et Liberté, MRAP, Parti Communiste Français, Centre d’information du Kurdistan, Centre Culturel Kurde d’Ahmet KAYA, Fédération des Associations Kurdes en Europe, Amitiés kurdes de Bretagne, Mouvement de la Paix.
20:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'Union européenne doit soutenir la revendication kurde d'une paix négociée
Imaginons.... imaginons l'UDB, (l'Union Démocratique Bretonne) remportant, le 29 mars dernier, lors d'élections municipales, un succès électoral plaçant ce parti , qui se définit comme autonomiste, écologiste et de gauche, à la tête de 99 communes et des 5 départements bretons, victime, une semaine plus tard, d'une rafle monstrueuse au cours de laquelle des cadres et des élus de ce parti sont interpellés par centaines et dont certains sont immédiatement écroués. Pure fiction... en France !... Mais c'est exactement ce qui arrive, en Turquie au DPT, Parti pour une Société Démocratique : 700 arrestations parmi les cadres et les élus dont 230 sont déjà jetés en prison. C'est ce qui arrive à ce parti pro-kurde qui s'est imposé aux dernières élections comme l'interlocuteur incontournable avec lequel le gouvernement turc islamiste sera contraint de négocier pour trouver une solution politique à la question kurde. Les forces d'opposition, laïques et nationalistes, alliés objectifs du pouvoir en place sur cette question, devront également respecter le DTP comme un parti légal.
"Cette atteinte caractéristique à la liberté d’expression politique, individuelle et collective, exige de la communauté internationale une ferme condamnation" ont déclaré, unanimes tous les intervenants, lors du colloque organisé, à Paris, le 30 avril dernier, au Palais du Luxembourg, par Centre d’information du Kurdistan, en collaboration avec diverses organisations, tant françaises que kurdes, sous le patronage de la sénatrice communiste Isabelle Pasquet.
Les dirigeants et les élu(e)s du DTP auraient des liens supposés avec le PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan? - "A supposer que cette conception de la 'preuve à charge non-établie' soit retenue, elle ne se différencierait pas de celle que l’Histoire a condamnée lorsque dans ce pays, la France, des personnes ont été arrêtées pour leurs liens présumés avec la Résistance" a asséné avec force Joël Dutto, ancien vice Président du Conseil général des Bouches du Rhône et Conseiller municipal d'opposition de la ville de Marseille, qui poursuivit, sous les applaudissements de la salle : " Aujourd’hui, le PKK doit être rayé de la liste des organisations terroristes et reconnu comme un mouvement politique de résistance armée, un des protagonistes essentiel avec lequel il faut négocier. Le PKK et son président, Abdullah Öcalan, ont montré à plusieurs reprises leur volonté de dialogue en décrétant unilatéralement plusieurs cessez-le-feu jamais acceptés par la Turquie ; ils réclament une paix négociée dans le cadre d’un règlement politique du conflit et doivent pouvoir compter sur les forces progressistes en France et en Europe".
Il faut, en effet que l'Union européenne se rende à l'évidence : c'est incontournable. Alain LIPIETZ, député vert européen et Jaques FATH, responsable des relations internationales du PCF, ont chacun à leur manière, plaidé la cause de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, comme le DTP, d'ailleurs, et la vox populi kurde, qui pensent que cette intégration favoriserait une politique respectant les droits de l'homme et les droits politiques et culturels de chacun ! Rien n'est moins sûr, mais chacun s'accorde à rester ferme sur ce critère de Copenhague : "la mise en place d'institutions stables garantissant l'Etat de droit, la démocratie, les droits de l'homme, le respect des minorités et leur protection".
Le dossier kurde est un "pion intouchable" d'après Piotr Romanov, de RIA Novosti, et "Les Kurdes forment depuis l'antiquité, un peuple à part", comme l'ont rappelé l'historien Jean Charles de Fontbrune, en citant Xénophon qui, dans l'Anabase, les nomme les Cardouques, et son Excellence Bernard Dorin, Ambassadeur de France qui, en situant le grand Kurdistan, éclaté sur quatre pays, fort de ces 40 millions d'habitants, et formant "le plus grande peuple au monde sans territoire" pose cette terrible question : "Pourquoi les Kurdes n'auraient-ils pas droit de rêver à un grand Kurdistan ?".
L'heure aujourd'hui est à la négociation portant sur les termes d'un accord entre belligérants, des modifications constitutionnelles, et la reconnaissance sans restrictions ni censure de l'identité kurde ; le premier geste attendu de la Turquie est la libération immédiate de toutes les victimes de la rafle d'avril.
Abdullah DEMIRBAS, maire de Surici (arrondissement de Diyarbakir), Mahmut SAKAR Avocat d'Öcalan, Eren KESKIN, avocate des droits de l’homme et de la femme, Sebahat TUNCEL, députée, responsable des relations extérieures du DTP, qui sont repartis en Turquie continuer leur difficile combat, ont forcé l'admiration de tous par leur courage, leur détermination et leur lucidité.
André Métayer
20:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




