03.10.2007
Une première : justice et police turques enquêtent officiellement sur le territoire français
Sabah révèle encore que la délégation turque a interrogé Canan Kurtyilmaz, "la nouvelle responsable européenne du PKK", Haci Karakoyun, "financeur", Cemal Aslan, "le courrier", Kazim Ergun, "un des cadres de montagne", et Nihat Aslan, "un parent de Cemal Aslan", tous présentés comme des "affreux, sales et méchants" et "a remis en main propre tous les documents et informations nécessaires aux autorités françaises", "obtenus lors des aveux des terroristes attrapés", sauf que les avocats nient en avoir eu connaissance.
Par contre, Sabah omet de rapporter que Kazim Ergun a déclaré, au grand dam des juges français, reconnaître, parmi ses "interrogateurs", l'un de ses tortionnaires en la personne du directeur de la Sûreté d'Istanbul.
"La délégation turque a demandé aux autorités judiciaires françaises la copie des 100 mille pages de documents ainsi que celle des disques durs des ordinateurs saisis" insiste Sabah et les avocats ont toute raison de craindre que la chancellerie ne s'apprête à s'exécuter ; c'est pourquoi ils ont saisi la Chambre de l’Instruction d’une requête en nullité et demandé au Garde des Sceaux de bloquer la procédure dans l'attente du résultat de la requête.
Cette affaire est évidemment d'une extrême gravité tant du point de vue du droit que de la morale, et heurte profondément les consciences.
André Métayer
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16.02.2007
Appel à manifester du Centre culturel de Mésopotamie
Rassemblement samedi prochain, 17 février, à 15 h dalle du Colombier
Marche : rue de l'Alma, place de la Gare, avenue Janvier, pont Pasteur, les quais, place de la Mairie
Dislocation place de la Mairie
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Protestation de la communauté kurde de Bretagne contre l'incarcération de militants kurdes
Ils sont victimes du contexte électoral en France et des pressions de la Turquie et des Etats-Unis.
La communauté kurde de Bretagne s’élève contre l'assimilation qui est effectuée quasi systématiquement entre militants kurdes et terroristes et rappelle que le peuple kurde lutte pour le respect de ses droits les plus fondamentaux, bafoués quotidiennement en Turquie, et dénonce le fait que des militants de la cause kurde en France soient arrêtés et leurs locaux perquisitionnés, qui plus est avec des méthodes contestables, sous couvert de lutte anti-terroriste.
"Ce n'est pas la première fois que, sous couvert d'accusations de terrorisme, des Kurdes sont arrêtés alors que leurs dossiers sont entièrement vides", ont déclaré des représentants d'associations et de partis politiques français, réunis en collectif de soutien.
"Ces mises en examen s'inscrivent dans un mouvement de criminalisation et donc de disqualification de peuples qui luttent contre l'oppression et pour la reconnaissance de droits fondamentaux", déclare Me William Bourdon, l'un des avocats des militants kurdes arrêtés dont dix d'entre eux un statut de réfugié politique depuis plus de dix ans.
La communauté kurde de Bretagne en appelle à toutes les organisations démocratiques pour demander la libération des personnes interpellées et l’arrêt des mesures policières à l’encontre des organisations kurdes.
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