27.02.2008
Communiqué du Centre culturel de Mésopotamie
Les Kurdes de Bretagne entendent manifester leur refus de l’intervention militaire de l’armée turque au Kurdistan irakien et de la répression de la population kurde de Turquie.
L’attaque terrestre de l’armée turque en Irak, précédée de violents bombardements aériens, a causé jusqu’à maintenant de trop nombreuses victimes.
Dans le même temps, les manifestations pacifiques de protestation dans les villes du Kurdistan de Turquie sont violemment réprimées, des manifestants ont ainsi été tués à Diyarbakir et Van.
Les Kurdes exilés en Europe s’inquiètent pour leurs familles et leurs amis restés là-bas.
Il y a urgence à arrêter cette spirale de violence et il est temps de reconnaître aux Kurdes de Turquie leurs droits politiques et culturels, seul moyen de mettre un terme à un conflit qui dure depuis des décennies.
C’est pour manifester dans la dignité que les Kurdes se rassembleront samedi prochain 1er mars 2008 :
• à Nantes à partir de 11 heures place du Commerce (devant la FNAC). Dissolution du rassemblement avant 13 heures.
• à Rennes à partir de 16 heures dalle du Colombier. Marche à partir de 17 heures : rue d’Isly, boulevard de la Liberté, avenue Janvier, pont Pasteur, quai Châteaubriand, quai Lamartine, rue de Rohan, rue de l’Horloge, place et rue du Champ-Jacquet, rue Lebastard, rue d’Estrées, place de la Mairie.
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18.11.2007
PAIX AU KURDISTAN
La Turquie qui dispose de la deuxième armée de l’Otan, après les Etats-Unis, a massé plus de 100.000 hommes à la frontière et son aviation bombarde quotidiennement les zones frontalières.
La guerre serait catastrophique pour la Turquie toute entière, plongerait l’Irak dans le chaos et déstabiliserait tout le Moyen Orient
Déjà la répression anti-kurde s’amplifie et les appels à la haine se traduisent par des manifestations violentes même en Europe. Aux procès déjà engagés contre 53 maires kurdes (dont ceux de Diyarbakir et Hakkari) s’ajoutent des procédures lancées contre les cadres du parti pro kurde DTP (Parti pour une Société démocratique) et leurs députés au motif qu’ils refusent de déclarer "terroriste" les membres du PKK et qu’ils ont œuvré pour la libération des soldats turcs faits prisonniers dans un affrontement armé avec les forces rebelles.
L’escalade continue avec l’incarcération de ces huit soldats arrêtés puis écroués par un tribunal militaire de Van qui les accuse de manquements graves à la discipline militaire et même de désertion.
D’autre part, l’armée turque a établi six zones de sécurité militaire temporaires à proximité de la frontière irakienne, dans les départements de SIIRT, SIRNAK et HAKKARI, auxquelles l’accès est interdit et les déplacements sont formellement déconseillés dans 11 départements : HAKKARI, SIRNAK, SIIRT, VAN, BITLIS, MUS, BATMAN, DIYARBAKIR, BINGOL, ELAZIG et TUNCELI.
Au chef des armées turques qui a déclaré qu’il n’est pas encore trop tard pour une opération militaire contre les repaires des rebelles, répondons par
- Reconnaissance dans la Constitution turque de l’identité kurde et des droits culturels, linguistiques et politiques qui s’y rattachent (enseignement et médias en langue kurde, liberté de créer associations et partis politiques kurdes…)
- Amnistie générale pour tous les prisonniers politiques et tous les militants du PKK comme pour les militaires turcs impliqués dans les massacres contre les Kurdes, afin de tourner définitivement le long et douloureux chapitre de la guerre et de la violence.
- Aide à la reconstruction de près de 4000 villages kurdes détruits par l’armée et au retour dans leur foyer de plus de deux millions de Kurdes déplacés.
Le seul moyen de mettre un terme à un conflit qui dure depuis des décennies est de reconnaître aux Kurdes de Turquie leurs droits politiques et culturels, conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté par l’assemblée générale des Nations Unies et ratifié par 154 Etats.
Paix au Kurdistan
Amitiés kurdes de Bretagne, MRAP, Maison Internationale de Rennes, Mouvement de la Paix, CIMADE, Amnesty International - Rennes
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14.11.2007
LES KURDES VEULENT LA PAIX
Samedi dernier, 10 novembre, les Kurdes de Rennes et de Bretagne, ont manifesté leur inquiétude face à la vague de violence anti kurde qui se développe en Turquie et qui commence à se propager en Europe.
Ils ont dénoncé la politique turque qui envoie 100.000 soldats sur la frontière du Kurdistan irakien et dont l’aviation bombarde quotidiennement les zones frontalières dans le but de briser la résistance kurde en lutte pour la reconnaissance de droits légitimes.
Le seul moyen de mettre un terme à un conflit qui dure depuis des décennies est de reconnaître aux kurdes de Turquie leurs droits politiques et culturels
a déclaré leur porte parole.
Sur des pancartes, on pouvait lire "Peuple turc, peuple kurde : liberté, égalité, fraternité", "Solution politique pour le Kurdistan, vive la Paix", "Les aveux sous la torture continuent en Turquie".
Nombre banderoles et drapeaux témoignaient également du soutien des manifestants au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et à leur leader, Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 8 ans et dont l’état de santé est un grave sujet d’inquiétude.
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24.10.2007
La Turquie sur le sentier de la guerre: la démocratie en danger
Au travers des communiqués contradictoires de l'armée turque, relayés par les médias turcs et les agences de presse internationales, et ceux du service de presse des HPG, forces armées du PKK, ignorés des médias et des agences, il est difficile de savoir qui a commencé et qui a résisté, mais peu importe, les faits sont là et, quatre jours après le feu vert donné par le parlement turc à l'armée pour entrer en Irak, des affrontements violents ont eu lieu au point de créer une agitation importante en Turquie et dans toutes les chancelleries des pays de la Région et des grandes puissances internationales. Beaucoup d'intérêts stratégiques, politiques et financiers se télescopent et les Etats Unis, par exemple, a successivement recommandé de la retenue à la Turquie et fait état de l'éventualité d'une opération militaire conjointe. Il en est de même de la position des institutions européennes qui, après avoir désavoué, mollement, il est vrai, la Turquie, "condamne fermement le terrorisme du PKK,". La guerre psychologique fait rage où chacun souffle le chaud et le froid. Les dépêches se succèdent, depuis 3 jours, à une cadence effrénée dont il est difficile de tirer des conclusions.
Les pertes en vie humaines subies par l'armée turque auxquelles s'ajoutent un fait sans précédent – deux officiers et 6 soldats ont été faits prisonniers – ont effrayé la Communauté internationale et porté un coup au moral en Turquie au point de conduire son gouvernement à interdire la diffusion de programmes à "l'impact négatif sur l'ordre public et le moral (...) en donnant l'impression d'une faiblesse des forces de sécurité".
L'opinion, excitée par les médias et les forces ultranationalistes, se déchaîne et les Kurdes craignent pour leur vie : on parle de lynchage dans certaines villes de Turquie et …à Bruxelles où les "loups gris" ont pris à partie un journaliste de la gauche turque. On peut donc avoir aussi des craintes fondées concernant la situation de toutes les démocrates turcs, minoritaires, malheureusement, qui refusent l'affrontement militaire et militent en faveur de la négociation politique. La répression guette tous les militants du parti légal pro kurde, le DPT, à commencer par les responsables locaux et régionaux, les maires et surtout les députés, déjà menacés ou poursuivis.
De très fortes pressions sont exercées sur les Kurdes d'Irak pour qu'ils se désolidarisent des forces kurdes du PKK mais l'unité et la solidarité entre Kurdes prévaut pour l'instant, et les Kurdes de la diaspora se remobilisent aussi.
Le PKK, dont on sait maintenant qu'il est capable de porter la guerre en Turquie, offre une nouvelle fois un cessez le feu aussitôt rejeté par la Turquie qui ne veut pas traiter avec les "terroristes" et qui prend ainsi le risque et la responsabilité de l'escalade de violence. "La Turquie n'hésitera pas à payer le prix, quel qu'il soit," a déclaré à l'avance le président Gül. Il est à prévoir qu'elle ne se battra pas pour récupérer ses soldats aux mains des forces HPG qui sont traités comme des prisonniers de guerre, selon les conventions de Genève que le PKK a signées, ce qui n'empêche pas la Turquie, les Etats-Unis et l'Union Européenne, de considérer le PKK comme une organisation terroriste.
Le moins qu'on puisse dire est que la Communauté internationale n'aide pas la Turquie à trouver la voie de la raison et la voix du ministre français des Affaires étrangères semble bien esseulée. Bernard Kouchner a, en effet, d'après une dépêche de l'Associated Press du 21/10, fait le rapprochement entre cette attaque et l'adoption, quatre jours plutôt, par le parlement turc d'une motion autorisant l'armée à pénétrer en territoire du nord de l'Irak et a appelé "une fois de plus à la retenue", ajoutant que "la situation était extrêmement dangereuse", et que "l'aggravation de la tension était lourde de menaces dans une région déjà très instable" : " n'y a pas de solution militaire à ce problème" a conclut Bernard Kouchner en précisant qu'il connaît le dossier "depuis très longtemps". C'est aussi l'opinion de Kendal Nezan, Président de l'Institut kurde de Paris, qui déclare dans "l'Orient, Le Jour" (22/10) : "il n’y a pas de solution militaire à la question kurde en Turquie parce qu’il s’agit d’un problème éminemment politique. "…"Les Kurdes demandent la reconnaissance de leur identité, des écoles et des médias dans leur langue". Ce sont donc des questions qui doivent être traitées d’une manière politique"…." Depuis 1984, la Turquie a mené une vingtaine d’incursions dans le Kurdistan irakien sans jamais aboutir à des résultats. Les dirigeants turcs sont conscients de cette situation, mais ils sont dans une impasse idéologique qui ne leur permet pas de remettre en cause un nationalisme qui ne reconnaît pas l’existence des Kurdes";
Qu'est-ce qui pourrait faire reculer la Turquie ? se demande le journal "Le Monde".
La réponse est dans la cohésion d'une Communauté internationale qui parlerait fermement d'une seule voix : la Turquie ne connaît que le rapport de force.
Oui, la Turquie, sur le sentier de la guerre, est une menace pour la démocratie.
André Métayer
Rennes le 23 Octobre 2007
21:06 Publié dans Kurdistan - Violences contre les Kurdes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.10.2007
Je hais la guerre : qui a mitraillé le minibus de Beytüşebap (province de Şirnak) ?
Immédiatement parait, dès le 1er octobre, un communiqué des Forces combattantes (HPG) niant toute implication dans cet acte odieux et accusant les forces turques d'en être les auteurs, arguant du fait que les opérations militaires déclenchées par l'Etat-major, en dépit du cessez-le-feu décrété unilatéralement par les Kurdes, ont redoublé d'intensité dans toute la région. "Il s'agit, d'après l'AFP, des plus lourdes pertes subies par l'armée turque depuis 1995" (AFP 08/10/07)
Un autre communiqué (01/10/07), émanant du Conseil exécutif du KCK, fait état de preuves mettant en cause l'armée turque dans cet attentat qu'il dénonce avec force "comme nous dénonçons toutes les attaques violentes menées contre le peuple kurde". Et de conclure : "nous exigeons de l’Etat turc qu'il fasse toute la lumière sur cette opération militaire et qu'il retrouve les paramilitaires responsables de cet acte odieux".
L'association turque des droits de l'homme (IHD) (communiqué du 01/10/07) qui condamne cet acte "inhumain et cruel" comme elle s'oppose "aux exécutions extrajudiciaires par les agents de l'Etat", note que "la région déclarée zone de sécurité voici quelques mois est sous la haute surveillance des forces de l’ordre de l’Etat qui contrôlent toutes les entrées et sorties" et que "les médias et l’opinion publique n’ont pas accès à ce jour aux informations objectives concernant l’attaque".
Une question légitime se pose donc : la presse a-t-elle été instrumentalisée?
Les députés DTP poursuivis par la haine des médias turcs qui les accusent d'être proches du PKK condamnent, eux aussi, l'attentat, reprochant au gouvernement de n'avoir pas cherché à prévenir les affrontements armés, et de n'avoir pas ouvert des négociations politiques : "il incombe au gouvernement d'adopter dans l’urgence une politique permettant de mettre fin à cette situation tendue". Une commission d'enquête parlementaire devrait être créée. Des syndicats (comme KESK) et des associations (comme HRA, Mazlum Der, Diyarbakır Bar…) souhaitent aussi avoir l'autorisation de se rendre sur place.
L’ancien député DEP Selim Sadak, compagnon d'infortune de Leyla Zana et des autres députés emprisonnés, rapporte que les proches des victimes de Beytüşebap, à qui il a rendu visite, connaissent ceux qui ont massacré les leurs : "il ne s'agit pas du PKK, ont-ils déclaré, et nous connaissons le nom des vrais auteurs". Selim Sadak note aussi quelques faits troublants comme le survol d'un hélicoptère, l'absence de traces de balles, comme si on avait voulu effacer des indices.
Qui a donc mitraillé le minibus de Beytüşebap ? Des combattants du PKK ont ils eu la gâchette trop facile ? S’agit-il d’une vengeance locale ? D’une provocation des autorités ? s'interroge Ragip Duran dans Libération du 08/10/07.
L'AFP du 30/09/70 avait déjà son hypothèse : "les membres du PKK détestent les "protecteurs de village" qui refusent de s'allier à eux et s'en prennent régulièrement aux familles qui rejoignent cette milice". Ceci n'est plus exact (nous ne sommes plus en 1994). Dès 2004, à l'occasion des élections locales, une étude attentive des scrutins a montré que les candidats DEHAP (parti pro-kurde de l'époque) n'auraient pas été élus sans les voix des protecteurs de village et de leurs familles. En 2007, dans la région de Hakkari, région particulièrement "chaude", nous avons pu également constater que les protecteurs de village n'étaient plus considérés comme des ennemis (comme les JITEM le sont) mais plutôt comme des victimes "enrôlés de force", "obligés pour nourrir leur famille" voire, parfois, comme des "complices" ou des informateurs.
Cette erreur d'appréciation de l'AFP permet une autre hypothèse : la Turquie n'aurait-elle pas, elle aussi, son "Capitaine Léger", ce spécialiste des coups tordus organisés par l'armée française durant les guerres d'Indochine et d'Algérie ? En sacrifiant (ou en punissant?) des protecteurs de village et en faisant porter le chapeau par le PKK, "Yuzbasi Léger" voulait-il faire coup double : susciter l'indignation internationale qui permettra à la Turquie de poursuivre les "terroristes" du PKK jusqu'au Kurdistan d'Irak et rendre plus "performantes" les forces supplétives kurdes dont l'armée a tant besoin pour ses opérations de "l'intérieur" ?
Décidément, je hais la guerre.
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30.08.2007
Question kurde : la question de la question
Il est à noter, hélas, que ce n'est pas le seul procès intenté contre des élus du peuple et contre les cadres d'un parti légal pro-kurde, le DTP, Parti pour une Société Démocratique : le rapport de l'association turque des droits de l'homme, (IHD) ne relève pas moins, pour la période allant de janvier 2006 à juin 2007, de 33 enquêtes, poursuites, plaintes ou condamnations touchant des maires ou des cadres du DTP pour des motifs en rapport avec l'emploi de la langue kurde.
Que dire du "respect du patrimoine culturel et des particularismes identitaires" que contiendrait le cadre des réformes mises en œuvre par la Turquie au moment où l'Etat signe un prêt d'1,2 milliard d'euros pour la construction d'un barrage qui va engloutir le site historique pluri-millénaire de Hasankeyf, renfermant des trésors archéologiques appartenant aux civilisations assyrienne, romaine et ottomane ?
Que dire de la liberté de publier et de diffuser en langue kurde quand les entraves à la liberté d'enseigner et de diffuser emprisonnent les structures dans des carcans administratifs et traînent les acteurs devant les tribunaux ?
Osman Baydemir n'est-il pas poursuivi pour avoir envoyé, en tant que Maire de la ville de Diyarbakir, des cartes de vœux rédigées en kurde, en turc et en anglais, et le maire d'arrondissement de Diyarbakir centre, Abdullah Demirbas, -et son conseil municipal – ne viennent-ils pas d'être destitués par le Conseil d'Etat de Turquie au motif d'avoir institué le multilinguisme (turc, kurde, arabe, syriaque) dans les services municipaux ?
En ce qui concerne les droits politiques, rappelons que les partis politiques pro-kurdes précédant le DTP ont été successivement reconnus et… interdits, et que de nombreuses plaintes font état des entraves mises à la campagne électorale des candidats DTP, à commencer par la mise en examen préventive et l'incarcération de cadres du DTP parmi lesquels Sebahat Tuncel, porte-parole de la section des femmes du DTP d'Istanbul, élue députée et passant donc directement de la prison, où elle était écrouée depuis novembre 2006, au Parlement de Turquie.
La Turquie va-t-elle continuer à nier la question kurde et à refuser d'ouvrir des négociations avec tous les représentants de la cause kurde, qu'ils soient combattants ou non, tous qualifiés de "terroristes" ? Peut-elle continuer à ignorer leurs nombreux appels à une paix négociée qui accorderait aux Kurdes des droits culturels et politiques dans le respect des frontières existantes ? C'est la question.
Peut-on continuer à appeler "terroristes" des combattants, revêtus d'uniformes, clairement identifiés comme les forces armées du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan), signataire de la Convention de Genève depuis le 24 janvier 1995, qui revendique sa lutte armée mais dénonce les attentats qu'on lui impute abusivement et qui sont parfois, comme ceux du 9 novembre 2005 à Şemdinli, l'œuvre de l'armée turque elle-même ou de "l'Etat profond" ? C'est la question de la question.
Metin Tekçe, le courageux maire de Hakkari, a eu le mérite d'y répondre clairement devant ses juges : " les quelques deux millions de personnes qui forment la base de notre parti soutiennent dans le même temps les propositions du PKK en faveur d’une résolution démocratique du problème kurde. Et pour cette raison les électeurs de notre parti ne considèrent pas le PKK comme une organisation terroriste… Une grande majorité des habitants de Hakkari a des enfants au sein du PKK. Et on ne peut, par conséquent, attendre d’eux qu’ils traitent leurs propres enfants de terroristes".
L'argumentation qui repose sur l'accusation de "séparatisme" ou de "collusion avec une organisation terroriste" - c'est-à-dire le PKK - est confortée par le fait que les Etats-Unis et l'Union européenne ont, pour des raisons d'opportunité conjoncturelles, inscrit cette organisation dans la liste des organisations terroristes.
Appel est lancé à l'Union européenne pour qu'elle revoie sa copie.
André Métayer
Président des Amitiés kurdes de Bretagne
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29.05.2007
Les Kurdes ont obtenu satisfaction : des experts du Conseil de l'Europe ont examiné Öcalan dans sa prison turque
Après 39 jours de grève de la faim et plusieurs rassemblements militants devant le Parlement européen de Strasbourg, les Kurdes avaient obtenu, le 19 mai dernier, la promesse de Terry Davis, Secrétaire général du Conseil de l’Europe, d'entreprendre des actions opportunes et d'envoyer une délégation de médecins indépendants sur l’île-prison d’Imrali pour procéder à un examen médical complet du leader du PKK, Abdullah Öcalan, dont l'état de santé avait soulevé une très forte inquiétude mêlée de colère à peine contenue à la suite d'un rapport faisant état d'un empoisonnement dû à l'ingestion de métaux toxiques.
L'accusation de tentative d'empoisonnement reposait sur les résultats d'analyse faites par un éminent toxicologue, Pascal Kintz, Président de la Société française de Toxicologie, l’un des experts en médecine légale les plus réputés du monde, à l’origine de nouvelles techniques d’analyse, notamment du cheveu, qui ont contribué à sa renommée, qui a créé son propre laboratoire spécialisé en expertises judiciaires et dans la toxicologie de l’environnement.
Sauf à démontrer que les cheveux analysés n'étaient pas ceux d'Öcalan, il était difficile de ne pas entendre la demande kurde.
C'est chose faite : "une délégation du Comité pour la prévention de la torture (CPT) s'est rendue les 20 et 21 mai à la prison turque d'Imrali pour y examiner l'état de santé du seul détenu de l'établissement, le leader du PKK Abdullah Öcalan," a annoncé vendredi à Strasbourg le Conseil de l'Europe. "Dimanche et lundi derniers, la délégation du CPT a examiné l'état de santé d'Öcalan ainsi que ses conditions de détention et la mise en oeuvre pratique de son droit à recevoir des visites. Elle a rencontré mardi le ministre turc de la Justice, Fahri Kasirga, et lui a communiqué ses observations préliminaires, indique le Conseil de l'Europe sans autre précision." (AFP 25/05/07).
Rappelons qu’Abdullah Öcalan purge depuis 1999 une peine pour "séparatisme" et que la Cour européenne des droits de l'homme, confirmant en appel, en mai 2005, le caractère inéquitable du procès, a recommandé à la Turquie de le rejuger.
André Métayer
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17.05.2007
Attentat très meurtrier à Makhmur Ville (Kurdistan irakien)
Le Maire, Abdul Rahman, est blessé
Communiqué de l'association marseillaise "Solidarité et liberté" du 14 mai 2007
Triste nouvelle d'hier: un attentat très meurtrier est survenu à Makhmur Ville, blessant notamment notre ami le Maire Abdul Rahman. Cet attentat fait suite à celui d'Erbil, très meurtrier aussi, de la semaine dernière.
Le référendum relatif au rattachement au Kurdistan de la ville de Kirkuk (ville pétrolifère), qui doit avoir lieu avant fin 2007 selon les dispositions de la constitution irakienne de 2005, risque de faire basculer le Kurdistan d'Irak dans la guerre. En effet, au vu du repeuplement kurde de cette ville (qui avait été arabisée par Saddam), le référendum aboutirait à ce rattachement au Kurdistan. Or, s'opposent farouchement à ce rattachement: les arabes chiites et surtout les arabes sunnites (dans les deux cas : population, partis politiques, milices et groupes djihadistes / terroristes, dont Al Qaeda) et les Turkmènes, ces derniers étant soutenus par la Turquie, qui menace en ce moment plus que jamais d'intervenir militairement si nécessaire. La région de Kirkuk est en effet l'une des régions d'Irak les plus riches en pétrole, et toute la question est de savoir si les revenus de ce pétrole vont bénéficier à l'Etat fédéral (où Kurdes et Chiites détiennent principalement le pouvoir, au détriment des Sunnites) ou seulement à "l'Etat fédéré" du Kurdistan d'Irak.
Le risque d'embrasement au Kurdistan est réel et imminent si les Kurdes ne renoncent pas à ce référendum au profit d'une solution négociée avec les deux autres communautés (chiite et sunnite) sur les revenus du pétrole de Kirkuk. En effet, s'ils n'y renoncent pas, compte tenu de l'enjeu financier et des rapports de force actuels, adieu la paix ; et de plus, il n'est pas certain que les Américains ne les laissent pas tomber, une fois de plus dans l'Histoire (dans cette hypothèse, ils ne tiendront pas longtemps contre tous: adieu l'expérience unique d'un Kurdistan autonome si chèrement gagnée).
Ankara craint que le rattachement de Kirkuk à la zone autonome kurde irakienne ne donne à celle-ci des moyens financiers suffisants pour proclamer son indépendance, une situation qui pourrait, selon les autorités turques, encourager le sécessionnisme des Kurdes de Turquie.
M. Barzani a par ailleurs souligné son refus de reporter le référendum sur ce rattachement de Kirkuk, estimant qu'il y avait "une sorte de complot contre les Kurdes pour retarder" cette consultation, prévue pour se tenir avant la fin 2007.
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06.05.2007
Abdulhah ÖCALAN est-il victime d'un empoisonnement ?
Les Kurdes de Rennes et de Bretagne manifestent leur inquiétude
Les Kurdes de Rennes et de Bretagne manifestent leur inquiétude après la publication de rapports toxicologiques faisant état, selon les avocats d’Abdulhah ÖCALAN, leur leader emprisonné depuis le 15 février 1999 dans l'île–prison de haute sécurité d'Imrali dans des conditions d'isolement particulièrement cruelles, d'un empoisonnement vraisemblablement dû à l'ingestion de métaux toxiques et mettant en péril sa santé et sa vie.
Quatre d'entre eux ont d'ailleurs participé à la grève de la faim qui se poursuit à Strasbourg, organisée par le Congrès National du Kurdistan, la Confédération des Associations Kurdes en Europe et toute la communauté kurde en Europe.
A l'appel du Centre culturel de Mésopotamie, plus de 300 Kurdes de Rennes et de Bretagne, accompagnés de nombreux amis rennais, se sont réunis samedi 5 mai pour demander de soutenir l'action de ces représentants kurdes et d'exercer les pressions nécessaires sur les institutions européennes pour obtenir l'envoi d'une délégation de médecins indépendants sur l’île-prison d’Imrali.
Partie à 17h30 de la dalle du Colombier, la manifestation s'est déroulée dans de parfaites conditions jusqu'à la place de la Mairie et s'est conclue par les prises de parole.
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02.03.2007
Communiqué du Centre Culturel de Mésopotamie
Ils se rassembleront
samedi 3 mars, à 14 heures, place de la mairie, à Rennes
pour sensibiliser l'opinion publique rennaise et les medias sur la situation alarmante de leur leader Abdulhah Öcalan.
Ils demandent qu'une délégation internationale indépendante d'experts scientifiques se rende immédiatement à Imrali pour procéder à des analyses et faire un bilan de santé de celui qui fut livré à l'Etat turc à la suite d'un complot international.
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